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La saga de Ste-Monique se poursuit
Les chances que le bureau de poste demeure en place, à Ste-Monique, s’amenuisent. Cette semaine, la maître de poste, Monique Lavallée, a reçu, de l’avocat de la municipalité, un avis qui réaffirme la validité de la résolution du conseil municipal concernant la cessation du bail du bureau de poste.
Le désaccord persistant entre les deux parties pourrait donc se retrouver devant un juge. Mais, fatiguée d’avoir à se battre pour conserver son local, Mme Lavallée envisage sérieusement la possibilité de quitter par elle-même.
«Elle n’a pas envie d’embarquer dans des poursuites judiciaires, confie son conjoint, Denis Frappier. Contrairement à la municipalité, qui puise dans les poches des contribuables, nous, on paye de nos poches. Alors notre avocat va relancer la balle à la municipalité une dernière fois. On verra ce que ça va donner.»
Madame Lavallée prendra sa décision finale en octobre. Si rien n’a bougé d’ici là, elle partira du bâtiment municipal. La municipalité reprendra possession du local le 1er janvier 2008.
À noter que le député Éric Dorion rencontrait le maire Denis Jutras vendredi après-midi pour avoir un meilleur éclairage sur la situation. La semaine dernière, un groupe de citoyens l’avait sensibilisé à la problématique, l’invitant même à l’appuyer dans une démarche de mise en tutelle du conseil municipal. Marchant sur des œufs dans ce dossier, le député a affirmé au Courrier Sud qu’il devait avoir tous les éléments en main avant de se prononcer…