Une pétition a été déposée lundi au conseil municipal de Ste-Monique.
Ste-Monique: une pétition a été déposée lundi
Une pétition comptant 190 noms a été déposée lundi, lors de la session régulière du conseil municipal de Ste-Monique, en guise de protestation contre la décision du conseil municipal de ne pas renouveler le bail du bureau de poste local.
Initiative de deux résidentes, Jeanne Lupien et Eva-Rose Duval, cette pétition était en circulation dans la municipalité depuis juin. Au cours des dernières semaines, quelques volontaires se sont déplacés de maison en maison pour recueillir des signatures.
«Ce n’est pas tout le monde qui était présent à cause des vacances d’été, commente l’un des volontaires, François Veilleux. Mais on est quand même content du nombre de signatures recueillies. Le conseil municipal va pouvoir constater que la population souhaite que le bureau de poste demeure où il est.»
Or, en recevant la pétition, le maire de la municipalité, Denis Jutras, aurait signifié aux 15 citoyens présents au conseil de ville qu’il maintiendrait tout de même sa décision. Sa déclaration a soulevé l’indignation de la majorité et ravivé le débat amorcé en juin.
Une guerre sans fin?
Après quelques échanges corsés entre l’assistance et le maire, le conjoint de la maître de poste, Denis Frappier, a remis en question la validité de l’avis de non-renouvellement du bail émis par la municipalité. Son intervention a été appuyée par un avocat, Me Maxime Veillette. Selon eux, une question de signature et de date invaliderait cet avis. L’avocat de la municipalité, Me Marc Roberge, étudiera le dossier.
Par ailleurs, un comité est en train de se former pour assurer la défense des droits des citoyens et, ultimement, pour demander la mise en tutelle ou la destitution du conseil municipal, s’il juge le tout nécessaire. Seul le conseiller municipal Bertrand Rousseau serait épargné dans ces démarches.
Quelques citoyens ont également rencontré le député provincial Éric Dorion plus tôt cette semaine pour lui faire part de leurs préoccupations et de leur vision de l’affaire. Le député rencontrera les membres du conseil municipal ainsi que la maître de poste, la semaine prochaine, pour mieux comprendre la situation et voir s’il peut faire quelque chose.