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Pauline Marois veut ouvrir un dialogue avec d'autres groupes souverainistes

Presse Canadienne Article mis en ligne le 16 mai 2008 à 0:00
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MONTREAL - La chef péquiste Pauline Marois entend ouvrir le dialogue avec l'ensemble des autres partis et mouvements souverainistes dans l'espoir d'en arriver à travailler de concert avec ceux-ci pour faire la promotion de la souveraineté.
Bien qu'elle se soit montrée prudente sur la forme que pourrait prendre un tel rapprochement, Mme Marois n'a pas écarté la possibilité d'une éventuelle plate-forme commune.
Pauline Marois a émis ces commentaires vendredi, à Montréal, alors qu'elle annonçait la création d'un groupe de travail chargé de préparer un Manifeste pour la souveraineté qui sera présenté à la conférence nationale des présidents du Parti québécois en octobre prochain.
C'est dans ce cadre qu'elle a fait état d'un effort de rapprochement à venir auprès des autres acteurs de la mouvance souverainiste, en l'occurrence Québec solidaire et le Parti indépendantiste.
"On est en contact de façon informelle les uns avec les autres, ça va de soi. On se retrouve souvent sur les mêmes tribunes", a dit Mme Marois.
"Nous allons travailler en collaboration avec le Conseil de la souveraineté, qui est déjà un outil important et qui réunit en son sein la mouvance souverainiste. (...) Evidemment nous avons une responsabilité et un leadership à cet égard, comme formation politique majeure, pour faire en sorte qu'on se rapproche les uns les autres."
Le manifeste, quant à lui, devrait prendre la forme d'un argumentaire sur la nécessité de créer un Etat souverain dans l'optique de la modernité et de la mondialisation.
D'entrée de jeu, Mme Marois a reconnu qu'il n'y avait guère d'effervescence autour du projet de souveraineté. Elle a cependant ajouté qu'il n'était pas question pour le PQ de déposer les armes quant à la défense des intérêts du Québec et la promotion de la souveraineté.
Le Parti québécois entend d'ailleurs faire une tournée pour présenter le manifeste dans les cégeps et les universités dans l'espoir de susciter une mobilisation des jeunes face au projet souverainiste.
Par ailleurs, des équipes de travail seront mises sur pied afin de préparer un plan qui permettra au PQ, s'il prend le pouvoir, de gouverner le Québec "comme une nation", selon l'expression de Mme Marois.
Ces équipes se pencheront sur les gestes à poser pour assurer une meilleure intégration des immigrants, lutter contre le racisme et la discrimination, établir un dialogue avec les autochtones, intensifier les relations internationales du Québec, rapatrier les pouvoirs et crédits touchant les questions d'identité nationale (culture, communications, langue, etc.) et préparer un plan de décentralisation politique vers les régions.
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