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Le Courrier Sud
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Les nouvelles voitures du métro de Montréal seront livrées à compter de 2012

Presse Canadienne Article mis en ligne le 30 juillet 2008 à 23:00
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MONTREAL - Les Montréalais circuleront dans de nouveaux trains de métro à compter de juillet 2012 au plus tard.
La Société de transport de Montréal (STM) a lancé jeudi son appel d'offres international pour le matériel roulant du métro, après avoir été obligée par les tribunaux à agir de la sorte lorsque la société française Alstom a contesté l'octroi du contrat de 1,2 milliard $ à Bombardier sans appel d'offres.
Alstom et Bombardier sont d'ailleurs les seuls constructeurs à avoir exprimé leur intérêt pour ce contrat, qui exige du fabricant éventuel un contenu canadien de 60 pour cent, incluant l'assemblage final au Canada.
La STM soutient que les démarches juridiques entreprises avec succès par Alstom n'ont entraîné qu'un retard de neuf mois dans la réalisation du contrat, qui prévoit la livraison de 342 voitures pour remplacer les 336 datant de 1963 et qui sont toujours en service.
Celles-ci ont parcouru quelque 3,5 millions de kilomètres, soit l'équivalent de près de 850 fois le tour de la planète et ont fait leur temps, indique Carl Desrosiers, directeur exécutif de l'exploitation à la STM : "Souvent, l'exemple que je donne qui fait sourire les gens c'est un peu comme si on avait un vieux Valiant 1966. Ce sont de vieilles technologies. La chance qu'on a c'est qu'il est très solide encore, très fiable, mais il était temps qu'on passe à l'ère moderne."
En vertu des spécifications exigées par la STM, les nouvelles voitures devront accueillir 17 pour cent de plus de passagers. Ce gain d'espace est obtenu d'une part par un nouvel arrangement de sièges, mais aussi par une conception continue, c'est-à-dire que les voitures sont reliées entre elles par l'extérieur de la carosserie et ouvertes à l'intérieur, de sorte que les passagers pourront circuler d'un bout à l'autre du train. Cette configuration représente également un apport sécuritaire puisqu'il sera impossible de se retrouver entre deux voitures à partir du quai.
Un autre gain d'espace est obtenu par l'installation des portes à l'extérieur du compartiment voyageur plutôt que dans les cloisons, permettant d'amincir les cloisons et, donc, de gagner quelques centimètres en largeur de chaque côté de l'habitacle. Le nombre de portes sera également réduit de quatre à trois par côté de voiture mais elles seront beaucoup plus larges, de manière à accroître la fluidité de la circulation passagère.
Des systèmes de signalisation visuels et auditifs seront également installés, de même que des caméras pour accroître la sécurité des passagers et des équipements.
L'appel d'offres, une impressionnante liasse de documents de près de 1000 pages, comporte également une exigence inédite en Amérique du Nord, soit que les voitures puissent parcourir en moyenne 650 000 kilomètres avant un bris du matériel roulant. A titre comparatif, les voitures de 1963 ont une distance moyenne parcourue avant un bris de 148 000 kilomètres et celles de 1973 en ont une de 443 000 kilomètres.
Ces dernières voitures de deuxième génération, qui sont au nombre de 423, ont une durée de vie utile qui doit les mener jusqu'en 2016. L'appel d'offres ne prévoit toutefois pas d'option pour le remplacement de cette deuxième partie de la flotte.
La STM n'a par ailleurs pas voulu contraindre les éventuels soumissionnaires à un fournir un modèle spécifique de bogies, soit le systèmes de propulsion, roulement et suspension des voitures afin de ne pas favoriser un constructeur ou l'autre. Les soumissionnaires pourront donc offrir des bogies monomoteur ou bimoteur selon leur domaine d'expertise.
La Société de transport, une des nombreuses parties à avoir été écorchées par les dépassements de coûts sévères du prolongement du métro à Laval, est confiante de réaliser ce projet à l'intérieur des balises fixées, selon M. Desrosiers: "Je peux vous assurer que dans ce cas-là, avec la spécification de 1000 pages, on s'est beaucoup comparé à ce qui se faisait ailleurs. L'autre point, c'est que même si une voiture de métro n'est jamais égale à une autre voiture de métro, il reste que les équipements, on les connaît assez bien. On a fait beaucoup de balisage à l'interne et à l'externe de différentes méthodes et on tombe dans une fourchette de prix et mon degré de confort est très très bon."
Les soumissions devront être présentées d'ici novembre prochain. La STM se donnera alors quatre mois pour les analyser avant d'octroyer le contrat en mars 2009. La Société a prévu, durant cette période, la réalisation d'un audit afin de s'assurer que le prix du fournisseur retenu sera raisonnable. D'autres vérifications sont prévues en cours de contrat pour s'assurer de la conformité de sa réalisation et du respect des exigences quant au contenu canadien.
Bien que la mise en service soit prévue en juillet 2012, un premier train doit être livré en novembre 2011 pour des essais et vérifications multiples.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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