Mohamed and Fatmah Elsamnah mercredi, le 6 août 2008 à Toronto. THE CANADIAN PRESS/Colin Perkel
TORONTO - Des extrémistes musulmans, dont le patriarche aujourd'hui décédé de la famille Khadr, bien connue au Canada, ont fréquenté le centre islamique qui offre maintenant à son fils aîné un emploi dans le cadre d'une proposition de libération sous caution, selon des arguments entendus devant un tribunal ontarien, mercredi.
Les avocats d'Abdullah Khadr ont entrepris leur plaidoyer visant à convaincre le juge de libérer leur client sous caution, en attendant la conclusion des procédures d'extradition entamées contre lui.
Des membres du centre islamique Salaheddin, à Toronto, se sont engagés à fournir une caution de 50 000 $ pour Abdullah Khadr, qui est en prison au Canada depuis deux ans et demi.
Le responsable du centre a réfuté les allégations de la Couronne selon lesquelles son établissement a des relations avec des terroristes qui le rendraient inapproprié pour Khadr si celui-ci obtient une libération sous caution.
L'avocat de la Couronne, Howard Piafsky, a rappelé que le défunt père de Khadr, qui était proche du chef d'al-Qaïda, Oussama ben Laden, avait fréquenté le centre, et que son cofondateur s'était rendu en Irak pour combattre les Américains. L'avocat a aussi dit au juge Gary Trotter, de la Cour supérieure de l'Ontario, que plusieurs Torontois accusés d'avoir pris part à un complot terroriste au Canada avaient fréquenté l'établissement.
"Nous ne sommes pas responsables de cela", a protesté Abdul Ibrahim, qui gère le centre depuis une décennie. Des dizaines de milliers de musulmans prient chaque année à la mosquée, et celle-ci n'appuie pas l'extrémisme, a-t-il assuré.
Abdulla Khadr, âgé de 27 ans, est soupçonné par les Etats-Unis d'avoir acheté des armes pour le réseau al-Qaïda et d'avoir comploté pour tuer des Américains en Afghanistan.
Mercredi, la cour été informée de l'arrivée récente sur le marché d'un nouveau type de bracelet électronique qui permet de suivre la personne qui le porte en temps réel, par satellite. Les avocats de Khadr proposent, entre autres choses, qu'il porte ce type de bracelet.
Les grands-parents de Khadr, Mohamed et Fatmah Elsamnah, ont aussi offert leur maison en garantie et se sont dits prêts à accueillir leur petit-fils, ajoutant qu'ils appelleraient la police s'il violait ses conditions de libération.
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