Julie et Marie-Hélène Guévin ont pris plaisir à s'orienter dans la neige il y a quelques jours, tout juste devant la maison familiale de Grand-St-Esprit. Dès mardi, c'est dans les dunes de sable du Sahara qu'elles devront se retrouver, avec pour seules aides une carte et une boussole. L'espace de quelques jours, elles seront des gazelles.Photo Le Courrier Sud
Deux Gazelles venues de Grand-St-Esprit
Qui a rencontré des gazelles à Grand-St-Esprit? Pas mal de monde à juger par le grand sourire de Julie et Marie-Hélène Guévin, qui affronteront à compter de jeudi le mythique défi du Rallye Aïcha des Gazelles, en plein désert du Sahara.
«On a eu un appui incroyable», s'exclament ensemble les sœurs Guévin, rencontrées à la veille de leur départ pour Paris. «Ici, on a une grosse famille et tout le monde a embarqué. Chez Venmar à St-Léonard, où Julie travaille, il y a aussi eu plein de soutien», explique Marie-Hélène Guévin. L'équipe familiale, qu'elle a formé avec sa sœur sur un coup de tête, s'appelle Motul, du nom d'une huile à moteur dont son conjoint, un ex-coureur automobile, est le détaillant au pays. «Ça s'est confirmé il y a à peine un mois qu'on y allait. On a toutes les pièces du puzzle! La préparation physique, la complicité, les commanditaires, le désir et les outils pour un rallye automobile!», image Julie, ingénieure mécanique de formation.
Quand elles racontent leur odyssée à venir, les sœurs de Grand-St-Esprit ont des étincelles dans les yeux. «J'ai toujours aimé faire des activités extravagantes. Et le désert, ça a toujours été mon rêve!», confie Marie-Hélène. Une chose est certaine: les sœurs Guévin verront du désert à satiété au cours des prochains jours. «Le rallye, c'est neuf jours dans le désert, des journées de 18 heures, un parcours à travers les dunes et les cours d'eau asséchés. Presque tous les soirs on rentre au bivouac pour la nuit, mais toute la journée on est en solitaire avec notre boussole et une carte. C'est un vrai défi d'orientation, de précision et d'endurance», dit Julie.
Afin de se préparer adéquatement à l'épreuve, des semaines de préparation ont été nécessaires. Vaccins, cours de mécanique de voiture, cours de conduite d'un véhicule tout terrain, entraînement physique ciblé, cours d'orientation avec carte et boussole ont été au programme. «Même si on n'était pas certaines de partir, on s'est préparées à fond. Ça demande une bonne forme physique si on veut être avantagées», souligne Marie-Hélène. Ainsi, en tant que responsable du repérage à la boussole, où elle aura à marcher dans le sable pour trouver le meilleur chemin, elle s'est entraînée à courir dans la neige. Les deux sœurs ont aussi fait des séances régulières de pelletage de neige et de passage de balayeuse, afin de ne pas trop en souffrir quand elles auront à pelleter le sable pour dégager leur véhicule embourbé. Déterminées, les sœurs Guévin? Compétitives surtout. «Tant qu'à participer, on aimerait gagner», affirme Marie-Hélène. On connaîtra la suite dans les prochains jours.