Michel Viens
Loisirs Centre-du-Québec déplore le manque d’infrastructures dans la région
Le directeur général de l’Unité régionale du loisir et du sport du Centre-du-Québec (URLSCQ), Michel Viens, a profité de son passage aux Jeux du Québec d’hiver qui ont lieu dans la MRC de l’Assomption pour faire valoir sa position en ce qui à trait à l’amélioration des infrastructures sportives de la région.
«Le fait de ne pas avoir de pôle universitaire nous nuit énormément. Il est toutefois illusoire de croire qu’il y aura une université dans la région, donc, mon souhait serait de faire valoir les deux cégeps du Centre-du-Québec (Victoriaville et Drummondville) pour rendre le tout équitable», souligne-t-il.
Michel Viens ajoute que la région Centricoise est devenue le territoire de recrutement des régions voisines mieux nanties en infrastructures. «On sert de bassin à nos voisines. Nous sommes possiblement le seul territoire à être bordé de quatre grandes régions qui ont toutes des universités. Ça me brise le cœur de voir un athlète être obligé de représenter une autre région que la sienne aux Jeux du Québec. Je comprends que, pour son bien, il est préférable d’aller à l’extérieur pour s’entraîner, mais il faut trouver un moyen pour garder nos athlètes. La nature de ce problème est sans aucun doute le manque de ressources matérielles», soutient le directeur général.
Rappelons que la participation d’un athlète pour une région administrative repose sur deux principes: celui de citoyenneté ou celui du lieu d’entraînement. Chaque fédération sportive est libre d’adopter le principe qu’elle désire.
Un portrait du déficit
Michel Viens aimerait réaliser une étude qui dresserait le portrait précis des lacunes dans chaque discipline. «J’en ai glissé un mot au directeur général de Tourisme Centre-du-Québec, Yves Zahra. Cela nous permettrait d’appuyer notre position. Par exemple, nous n’avons aucune piscine de taille olympique sur notre territoire. Nous avons toutefois une équipe de plongeon et plusieurs de natation. Nous avons de très bons entraîneurs et de bons bénévoles. La structure est toutefois fragile. Il serait dommage de ne rien faire. Ce serait bénéfique pour tous. Je ne crois pas que les cégeps seraient déçus de voir leurs infrastructures être revampées. Le gouvernement a mis beaucoup d’emphase sur l’importance l’activité physique au cours des dernières années. Il serait important de nous offrir les structures nécessaires pour développer convenablement leur ligne de pensée», termine-t-il.