Pornographie juvénile: l’ADQ demande une campagne de sensibilisation nationale
La députée de Lotbinière et porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique, Sylvie Roy, revient à la charge et demande que le gouvernement du Québec organise une vaste campagne de sensibilisation à la lumière de l’opération menée par la Sûreté du Québec contre un réseau de pornographie juvénile.
«Les plus récentes arrestations de délinquants sexuels soulignent un problème grave de sensibilisation. Les accusés prétendent ne pas savoir qu’ils commettaient un acte illégal en consultant des documents pornographiques impliquant des enfants. Consulter de la pornographie juvénile est un comportement sexuel déviant et un crime. Il est grand temps que le gouvernement organise un exercice récurrent de prévention qui deviendrait une prémisse importante à toute autre action en matière de lutte à la délinquance sexuelle», a indiqué Mme Roy.
Pour la députée de Lotbinière, quelques exemples de sensibilisation à grande échelle ont déjà porté fruit dans le passé. «Lorsque une vaste campagne de sensibilisation pour contrer l’alcool au volant ou pour demander aux conducteurs de boucler leur ceinture a été amorcée, les résultats n’ont pas tardé. On a observé le même phénomène dans le cadre de la dénonciation de la violence conjugale. Une des recommandations claires contenues dans mon rapport de consultation spécifie qu’il faut que le gouvernement se lance dans un programme de prévention auprès des parents et des jeunes le plus rapidement possible», a ajouté la porte-parole adéquiste en matière de sécurité publique.
«La prévention auprès des parents et des jeunes par un programme national de sensibilisation constitue une solution qui a fait l’unanimité auprès de plusieurs groupes et des professionnels que j’ai rencontrés lors de la rédaction de mon rapport. J’appuie d’ailleurs la suggestion du président de l’Association canadienne des fournisseurs Internet (ACFI), M. Tom Copeland, qui juge que davantage d’efforts doivent être faits dans les écoles pour la prévention des dangers que représente l’échange d’information sur le Web. L’éducation sur ce sujet devrait commencer aussi tôt que le deuxième cycle du primaire», a conclu Sylvie Roy.