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Deux députés bloquistes veulent le respect des communautés

Dans le cadre du Plan de régularisation des eaux du lac Ontario et du fleuve St-Laurent

Article mis en ligne le 20 juin 2008 à 10:04
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Deux députés bloquistes veulent le respect des communautés
Les députés Guy André et Louis Plamondon.
Deux députés bloquistes veulent le respect des communautés
Dans le cadre du Plan de régularisation des eaux du lac Ontario et du fleuve St-Laurent
Les députés Guy André et Louis Plamondon sont intervenus à la Chambre des communes afin d’exiger du gouvernement fédéral qu’il respecte les communautés dans son choix du Plan de régularisation des eaux du lac Ontario et du fleuve St-Laurent.
Rappelons que la Commission mixte internationale (CMI) a pour mandat de déterminer et de contrôler le débit sortant du lac Ontario ainsi que ses conséquences sur le niveau et le débit du fleuve St-Laurent jusqu’à Trois-Rivières. L’ordonnance actuelle date de 1956 et se nomme Plan 1958D. La Commission est composée de représentants américains et canadiens. Celle-ci propose actuellement une nouvelle ordonnance appelée Plan 2007. Avant d’arrêter sa décision au sujet de la nouvelle ordonnance et du plan de régularisation proposée, la Commission va étudier les commentaires soumis par le public au cours de la période de consultation de 90 jours et chercher l’assentiment des deux gouvernements fédéraux.

Les deux députés bloquistes ont interpellé le gouvernement afin d’appuyer et défendre les collectivités des circonscriptions de Berthier-Maskinongé et de Bas-Richelieu-Nicolet-Bécancour qui s’opposent à l’imposition de tout nouveau plan. En effet, lors de la consultation publique du mercredi 18 juin qui se tenait à l’Auberge de la Rive de Sorel-Tracy, tous les intervenants qui ont pris la parole, ont unanimement exigé le statu quo, c’est-à-dire le Plan 1958D. D’ailleurs, l’attaché politique du député Guy André, Sylvain Paquin, a déposé à la Commission mixte, une résolution de la MRC de Maskinongé exigeant le statu quo en matière de régularisation des eaux.

Le député Louis Plamondon a aussi exprimé la même demande en joignant son appui à l’intervention du maire de Sorel-Tracy, Marcel Robert et le préfet de la MRC, Raymond Harel. Soulignons que le député Sylvain Simard, le CLD et la SADC du Bas-Richelieu, la réserve de biosphère du lac St-Pierre, Nature Québec, les Amis de la

Vallée du Saint-Laurent, la ZIP du lac St-Pierre, la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs ont revendiqué le statu quo intégral.

En fait, le nouveau Plan est décrié parce qu’il représente une menace certaine pour le lac St-Pierre et tout son écosystème. À cet égard, plusieurs intervenants et spécialistes ont mentionné que la commission n’avait pas tenu compte des conséquences des changements climatiques dans leurs prévisions et que les seuls bénéficiaires du nouveau plan se retrouvent au lac Ontario.

Le député Plamondon ayant été saisi du consensus qui s’était forgé dans sa circonscription est intervenu mercredi le 18 juin à la Chambre des communes en ces mots: «Monsieur le président, à l’heure où la Commission mixte internationale s’apprête à modifier le mode de gestion des eaux du St-Laurent, plusieurs municipalités de comté, dont celle de Bas-Richelieu, déposeront ce soir, à Sorel-Tracy, des résolutions réclamant le maintien du statu quo. Le gouvernement s’engage-t-il à s’opposer au nouveau plan de gestion de la commission et à faire tout en son pouvoir pour préserver le lac St-Pierre, reconnu par l’UNESCO comme réserve mondiale de la biosphère?».

Quant au député André, également mis au fait que la MRC de Maskinongé exigeait le statu quo, il est intervenu aujourd’hui en ces mots: «Monsieur le président, à une question sur ce sujet, le ministre des Affaires étrangères a répondu que, et je le cite : «toute mesure que nous prendrons sera dans l’intérêt national». À quel intérêt national faisait référence le ministre, celui de la nation canadienne ou celui de la nation québécoise? Est-ce qu’il va favoriser indûment le lac Ontario au risque de voir disparaître le lac St-Pierre?».

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