Votre journal" href="http://www.lecourriersud.com/rss/rss.xml?noCategorie=1776" />
Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
MERKADO PROMO
Le Courrier Sud
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

1er mai 2008 – Fête internationale des travailleuses et des travailleurs?

Article mis en ligne le 29 avril 2008 à 10:15
Soyez le premier à commenter cet article
1er mai 2008 – Fête internationale des travailleuses et des travailleurs?
Le Comité d’action des non-syndiquéEs (CANOS) tient à souligner la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs. Cette journée, dont les origines sont, pour certains, inconnues, est née des luttes ouvrières du 19e siècle pour le respect des droits des travailleurs. Bien que nous soyons en 2008, la lutte, devrions-nous dire, les luttes ne sont pas terminées.
Cette année, le salaire minimum passera de 8,00 $ à 8,50 $, la plus grande augmentation depuis 30 ans! Cette augmentation n’est pas un cadeau de nos élus pour souligner cette journée, mais bien le résultat de la mobilisation citoyenne de près de 30 000 Québécoises et Québécois qui ont revendiqué son augmentation au niveau du seuil de faible revenu en signant la pétition du Front de défense des non-syndiquéEs, dont le CANOS est membre. Mais la réponse est insuffisante!

En 2008, pour atteindre le seuil de faible revenu, une personne seule travaillant au salaire minimum devrait gagner 10,43 $, presque 2 $ de plus que ce qu’offrira le salaire minimum! Il faut donc continuer à revendiquer que le travail permette enfin de se sortir de la pauvreté. Pour y arriver, nous devons ensemble, continuer la lutte.

En plus de conditions salariales insuffisantes, les travailleuses et les travailleurs non-syndiquéEs occupent de plus en plus des emplois précaires, sans reconnaissance de leur apport à la société québécoise. La recherche croissante de profits des entreprises, la montée du capitalisme relèguent l’humain à l’état de ressource remplaçable à n’importe quel moment par un autre modèle!

La délocalisation des industries manufacturières en est un bel exemple : on se débarrasse des travailleuses et des travailleurs québécois et on les remplace par des travailleurs étrangers dans des conditions de misère en Chine, au Vietnam ou au Mexique. Même Loto-Québec commande maintenant son matériel promotionnel en Chine, bel effort de la part d’une société d’État. Pour la Saint Jean-Baptiste 2007, le Mouvement National des Québécois a acheté des t-shirts promotionnels faits au Mexique avec des fibres « américaines »! Vive la solidarité! Il y a quelques coopératives de couture au Québec, qui aurait sûrement accepté un tel contrat, leur en a-t-on seulement donné la chance!

Les conditions de travail dans certains milieux sont tellement difficiles ou indécentes que les Québécoises et les Québécois ne les comblent pas, prenons l’exemple des employés agricoles saisonniers, maintenant le Québec et le Canada importent des travailleurs agricoles saisonniers du Mexique et d’autres pays, créant parfois des pénuries de main-d'œuvre dans leur pays d’origine. Ces travailleurs doivent laisser femme et enfants pour la durée de leur contrat, qui peut parfois s’étirer jusqu’à 2 ans. Certains vivent dans des conditions difficiles, ne parlant pas notre langue et dépendant complètement de leurs employeurs pour une visite chez le médecin ou pour faire leurs achats. Et s’ils se blessent au travail, le Consulat les renvoie dans leur pays, sans indemnité, sans soutien, et ce, même s’ils sont admissibles à des prestations de la CSST!

Que dire aussi sur les travailleuses domestiques résidentes, ces femmes d’ici et d’ailleurs, qui doivent pour remplir leurs fonctions demeurer chez leur employeur et voir ainsi tous les moments de leur vie privée exposés à leur patron. Parfois privées de moment de répit, devant être disponible 24 heures sur 24 pour prendre soin de ses « maîtres », n’est-ce pas une forme d’esclavage moderne? Certaines de ces femmes migrantes ont un permis de travail nominatif, c'est-à-dire qu’elles ont le droit de travailler pour cet employeur et que si elles ne font pas l’affaire, les tracasseries administratives commencent!

Profitons de ce premier mai, pour nous demander quel monde du travail, quelle société nous voulons ! Et surtout, n’oublions pas que nos acquis, nos protections au travail ne sont gagnés que par notre volonté collective d’exiger leur amélioration. Si nous ne demandons rien, nous n’aurons rien et en plus on continuera de nous retirer ce que nous avons déjà.

Le Comité d’action des non-syndiquéEs (CANOS) est un groupe de défense collective des droits des travailleuses et des travailleurs non syndiquéEs, plus particulièrement de celles et ceux à faible revenu. Il regroupe des personnes qui croient que les lois du travail doivent être améliorées pour offrir une protection aux salariéEs contre les abus des employeurs et diminuer la précarité des emplois.

Marie-Josée Magny

Coordonatrice du CANOS
auger

Chroniqueurs

Chez nos voisins


La question du net

  • Si votre municipalité introduisait le bac brun, feriez-vous du compost?
  • Oui
  • Non