La pharmacienne Céline Plourde et son équipe montrent les divers programmes environnementaux mis en place au commerce de St-Léonard. Sur la photo, à côté de la pharmacienne, Mélanie Dubois, Albert Fortin, René Bérubé et Jean-Alexandre Bérubé.Photo Le Courrier Sud
Environnement: la première pharmacie verte au Québec récidive
La pharmacie Céline Plourde, installée à St-Léonard-d'Aston, fait encore une fois figure de pionnière. Après avoir été certifiée première pharmacie verte par Recyc-Québec en 2006, elle choisit aujourd'hui de nouveaux produits qui devraient encore augmenter sa performance environnementale.
«Le programme de recyclage est la plus belle réussite d'équipe qu'on ait jamais eue ici, à la pharmacie. Ça a mobilisé tout le monde. En 2006, Recyc-Québec nous a attribué la note de 92%. On était très fiers. Et dernièrement, on s'est demandé: qu'est-ce qu'on peut faire de plus? Parce qu'on ne veut pas arrêter. Chaque geste compte», fait valoir Céline Plourde, pharmacienne depuis 33 ans à St-Léonard.
Le questionnement entrepris a donc donné des améliorations qui ont été annoncées mardi, à l'occasion du Jour de la Terre. Les petits sacs de papier utilisés en pharmacie pour regrouper les commandes clients ont donc fait l'objet d'une attention particulière. «On n'a pas le choix de les utiliser, pour limiter les risques d'erreur. Sauf que jusqu'a maintenant, on utilisait des sacs faits de papier recyclé à 60%. On a trouvé dans la région, à Trois-Rivières, des sacs de papier recyclé à 90%, et on les a adoptés», relate Mme Plourde, en précisant que plus de 30 000 de ces petits sacs sont écoulés annuellement à sa pharmacie.
Deuxième pas: un nouveau sac réutilisable vendu par sa bannière, qui permet en plus d'accumuler des points Aeroplan à chaque utilisation. Du côté des médicaments, la pharmacie a choisi de miser sur des programmes de récupération de médicaments et de seringues et autres objets souillés. «Pour les médicaments, c'est une firme spécialisée qui prend en charge les médicaments qu'on nous rapporte. Pour les bacs jaunes dans lesquels on récupère les aiguilles et les seringues, ils font partie d'un programme gratuit du ministère de la Santé. Le problème, c'est que seulement 60% des pharmaciens du Québec les proposent aux clients, pour des questions de gestion et d'espace. Chez nous, c'est systématique», affirme Céline Plourde.
Enfin, sensible à l'aspect de la revalorisation des matières, la pharmacienne encourage aussi des projets qui favorisent la créativité tout en ayant recours à des matières résiduelles. «À date, mes cartes de souhaits sont faites expressément par des artisans à partir de papier déchiré et nos vieilles fioles de plastique servent à faire des bijoux. Et je viens de découvrir des artisanes en Gaspésie qui découpent des sacs de plastique en fines lanières pour les tisser. Une fois terminé, ça prend l'allure d'une catalogne. J'aimerais mettre ça sur pied ici, surtout à travers un jumelage intergénérationnel», conclut la pharmacienne.