La priorité: sortir les centres communautaires de loisir de la précarité
Réunis en assemblée générale spéciale hier soir à Trois-Rivières, les 75 délégués des centres communautaires de loisir (CCL) ont rappelé la situation de précarité qu'ils vivent. Haut et fort, ils ont été unanimes à décrier leur situation financière qui met en péril leur mission de supporter le développement des individus, des familles et des communautés locales.
Depuis plus de deux ans, les CCL membres de la Fédération québécoise des centres communautaires de loisir ont tenu plusieurs activités visant à sensibiliser le gouvernement à leur difficile situation. Les CCL veulent à tout prix éviter de voir disparaître complètement leur capacité d'accueil et d'animation, si fortement reconnue et appréciée par la population autant que par le milieu institutionnel avec lequel ils collaborent.
Les centres sont incapables d’augmenter leur part d’autofinancement déjà à la hauteur de 80% de leur budget.
Les CCL ont mandaté le conseil d'administration de la Fédération pour poursuivre les démarches visant un financement supplémentaire. Jugée comme un seuil minimal à atteindre, ils ont réitéré leur demande d’un 2,3M$ devant être réparti entre les 84 CCL fédérés. Ce rehaussement permettrait d'indexer la subvention gouvernementale au niveau de l'inflation des dernières années, de financer les centres ne recevant aucun financement gouvernemental et de rehausser minimalement le financement de chacun des centres. Rappelons que le financement gouvernemental moyen représente moins de 10% du financement global des centres communautaires de loisir.
Les centres profiteront de la prochaine assemblée générale, le 30 mai prochain, pour prendre acte de la proposition de la ministre et décider des actions à entreprendre.