Frank Brisson a finalement parcouru 450 kilomètres sur le fleuve St-Laurent. Parti de Nicolet, il a rejoint Forestville. Pour consulter le récit complet de l'aventure de Frank Brisson, rendez-vous dans la section «sports» au www.lecourriersud.com. De nombreuses photos sont aussi en ligne dans la section «images d'ici».
Frank Brisson, enseignant à l'école secondaire Jean-Nicolet et artiste peintre professionnel, n'a finalement pas rejoint Natasquan en kayak de mer. Le sportif s'est néanmoins rendu jusqu'à Forestville et en est revenu les yeux, et l'appareil photo, remplis d'images, de souvenirs et d'aventures à raconter.
«Un texte ou des photos n'arriveront pas à rendre toutes les beautés que j'ai vues. C'était immensément beau. Passé l'Isle-aux-Coudres, l'eau devient turquoise et limpide. On voit souvent le fond et sa végétation luxuriante. Il y a les rorquals, les bélugas, les phoques, les milliers de canards, les montagnes immenses, les forêts luxuriantes, les îles, les anses, les cascades, les roches aux coloris et textures innombrables, les brumes colorées, les reflets», évoque Frank Brisson.
Son épopée, qui aura duré quatorze jours et lui aura permis de parcourir 450 kilomètres, aura également permis à l'aventurier de mesurer la puissance du fleuve et les défis que représentent la navigation prolongée sur un tel affluent. «Mon projet se fondait sur de nombreuses années de canot-camping et beaucoup de pratique du kayak. Mais j'ai vite découvert qu'une expédition en kayak sur le puissant fleuve St-Laurent vont bien au-delà de l'idée théorique qu'on peut s'en faire», analyse le kayakiste, qui a dû faire face à de nombreuses difficultés, à commencer par la pluie froide et persistante.
«Il y a aussi cet endroit, à St-Pierre-les-Becquets où on est happés par le courant des «rapides Richelieu» et où on atteint 22km/h sans pagayer. Ça exige concentration et sang froid», raconte Frank Brisson, dont la liste des péripéties est longue malgré la courte durée du voyage. «Aux Bergeronnes, la brume épaisse nous a obligés à naviguer seulement au gps. C'est presque immanquable de s'égarer. La brume est tellement dense qu'on perd même le sens de notre propre équilibre par moments. Puis, à Pointe Romaine, une belle houle ronde et hypocrite nous fait naviguer juste à côté d'une superbe île de sable, qui va se révéler être un banc de sable de plusieurs kilomètres qui nous prend au piège. On arrivera à fuir au prix de pénibles efforts dans la marée baissante», illustre celui qui jure dans le même souffle qu'on ne le reprendra plus à vouloir camper sur une voie ferrée, qu'il pensait abandonnée mais qui ne l'était finalement pas. «Sans commentaires!»
*Pour lire le magnifique récit de voyage écrit par Frank Brisson, cliquez sur le lien:
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Gilles Caron
Commentaire mis en ligne le 29 juillet 2007Le voyage décrit pas Frank Brisson est des plus passionant.
Je suis un adepte et amoureux du fleuve depuis 35 ans.
Les descriptions des beautés et dangers de ce grand cours d'eau sont tellement réalistes.
J'ai navigué à voile, avec ma famille, sur une grande distance dans ce fleuve. Nous avons eu peur mais aussi y avons été très heureux.
Frank Brisson et ses semblables ont ma grande admiration pour leur audace et leur grand courage.
Longue vie.