La fabrication d'un capteur de rêves avec Mandi.
Alnôbak, une troupe pour renforcer sa culture
Par Samuel Bergeron, école secondaire Jean-Nicolet
Le colonialisme ne date pas d’hier, mais au cours des siècles les techniques pour opprimer les peuples ont évolué. On oublie souvent les autochtones du Québec qui sont parmi nous et qui luttent pour ne pas s’éloigner de leur culture. Près de chez nous, à Odanak et Wôlinak, des Abénaquis cultivent les beautés des traditions livrées de génération en génération.
La troupe Alnôbak en est une de laquelle Mandi Thompson fait partie depuis longtemps aux côtés de huit autres personnes. Elle affirme avoir fait le tour du Québec pour parler de ce qui lui tient tant à cœur: sa culture amérindienne qui est mal connue des Québécois d’origine française. Elle apprend la langue abénaquise que sa tante a rétablie en 1993 dans la communauté. Il y a un grave problème de vieillissement et le métissage ne rend pas la tâche facile. Le gouvernement, de son côté, agit plutôt dans le sens contraire de ce que désirent les autochtones, en enlevant des droits qui leur avaient été donnés. À cet égard, le colonialisme moderne promu par les gouvernements actuels prend de l’expansion pour étouffer la voix des premières nations. Ce que ce colonialisme étouffe, c’est un mouvement spirituel unique présent dans les réserves, ce sont des techniques ancestrales comme le tressage ou un style gastronomique propre.
C’est l’histoire des canadiens français qui se sont battus pour leur langue et leurs traditions contre les Britanniques qui se répète; ils ont toutefois changé de rôle pour prendre la place des opprimant. Ce n’est pourtant pas un enjeu politique dans les campagnes électorales actuelles.
Le bienfait de promouvoir la culture fait dévier les idées d’alcoolisme ou de suicide. C’est une manière de s’identifier à une grande famille et à des valeurs qui donnent un sens à la vie. Le côté spirituel de la troupe n’est pas négligeable, il inspire la reconnaissance à la terre, l’air et la mer qui donnent tous ce qu’ils ont pour satisfaire les besoins de chacun. Ils ont fait des visites dans plusieurs prisons pour supporter moralement les prisonniers avec leurs croyances. Un groupe d’art plastique de première secondaire a même eu la chance d’apprendre à fabriquer un capteur de rêve avec Mandi. Bref, leurs réalisations sont impressionnantes et permettent de voir les beautés de leur culture fascinante.