Photo Sandrine Boily Béliveau
Le tracé du Grand Marcello
Par Marie-Christine Beaudoin
Devant un emblème de grande envergure, on oublie parfois les subtilités qui le distinguent de l’ordinaire. J’ai pris le temps de me faire reconquérir par un pilier de notre école, Marcel Bourgeois, animateur de vie spirituelle, à quelques mois de sa retraite.
Dur de garder son professionnalisme devant un as du charisme! Depuis plusieurs années, Marcel a bâti maints projets qui marquent les gens: du Relais-Jeunesse tissant des liens à jamais aux douceurs du bal des roses, des hommages des «bien-cuit» aux dures initiations d’Amnistie, il ne rate pas l’occasion de rappeler aux gens qu’ils existent. Tous des projets qui restent en mémoire. Il saurait vous parler de commentaires et de témoignages de gens qui ont été marqués par de simples gestes qu’il a posés.
Réussit-on à arrêter un Marcello en délire d’invention? Non. Bien qu’il m’ait avoué qu’à une époque, ce fut plus facile, il ne manque pas de parler de l’appui de ses collègues et de son entourage. Oui, «il y eut une époque où tout le monde il était beau, où tout le monde il s’aimait», mais cette époque révolue et les conditions scolaires un peu plus strictes, ce phénomène déjà bien ancré dans les mœurs n’a de limite que sa créativité.
Et lorsque je m’épate de voir la belle complicité qu’il établit avec tous, il me répond: «Je travaille dans l’humain!» Son métier, grâce auquel il nous fait bénéficier des bienfaits des relations humaines, lui amène gratitude et parfois de grands bains d’amour.
Cette année, ce rockeur au cœur tendre nous quittera. Tous s’entendent pour dire qu’il apportera avec lui un morceau de l’ambiance et de l’atmosphère de l’école. Ce n’est pas sans vague à l’âme que nous devons le laisser aller se reposer auprès de sa femme. Merci Marcel.