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Des poules en ville à Nicolet?


Publié le 16 mai 2017

Plusieurs permis ont déjà été émis pour l'obtention de poules urbaines à Drummondville.

©TC Media - Ghyslain Bergeron

PROJET. Un groupe de citoyens a déposé un projet de «poulailler urbain» qu'ils aimeraient voir se réaliser à Nicolet. Une demande qui a été prise en délibéré par le conseil municipal.

Une rencontre est d'ailleurs prévue au cours des prochains jours pour prendre davantage d'informations afin de s'assurer de bien encadrer cette pratique et voir si ce peut être envisageable.

«On a accès à des documents qu'on a malheureusement pas eu le temps d'approfondir. On souhaite aussi avoir une présentation de spécialistes sur la question (de l'organisme «Poules en ville») pour bien encadrer ça», souligne la mairesse Geneviève Dubois.

Si jamais la Ville de Nicolet va de l'avant, ce ne serait toutefois pas avant l'année prochaine, a fait savoir la mairesse, soit le temps de bien réfléchir à la mise en place d'une réglementation adéquate.

Pour le moment, même si certains en ont dans leur cour arrière, il est interdit de garder des poules en milieu urbain à Nicolet. «Il y a des citoyens qui en ont, mais c'est sûr que si l'idée c'est d'avoir 40 poules en arrière de chez vous, ça ne fonctionnera pas, a soulevé Geneviève Dubois. Qu'il y ait trois ou quatre citoyens qui en aient, c'est une affaire, mais qu'il y en a beaucoup qui en aient, on est ailleurs.»

Il existe plusieurs avantages à posséder des poules à la maison.
Photo TC Media - Mario Beauregard

«C'est tout ça qu'il faut voir, pour s'assurer d'avoir une réglementation qui est adéquate et qui respecte tout le monde. Autant ceux qui veulent se rapprocher de la nature, en ville, et ceux qui y vivent et qui n'ont pas nécessairement fait le choix de vivre à travers toute sorte d'animaux. Il y a aussi le respect de l'animal, bien sûr.»

Selon l'organisme «Poules en ville», en gardant de 3 à 5 poules, il est possible d'avoir un mini-poulailler propre, sans odeur et sans bruit s'il n'y a pas de coq. L'entreprise offre plusieurs informations, allant de la construction du poulailler, à l'entretien et la gestion des œufs.

Conscient de ce phénomène qui se répand depuis quelques années, le MAPAQ a émis une fiche à l'intention des municipalités pour s'assurer de bien connaître les enjeux de santé publique et de bien-être animal et s'assurer du bon voisinage.

On note par exemple que les volatiles et leur nourriture peuvent attirer des animaux tels que les mouffettes, les rats, les ratons laveurs et les animaux domestiques et qu'une poule ou un poulet produirait près d’un kilogramme d’excréments par semaine.

Quelques municipalités ont déjà emboîté le pas dans la région, dont Drummondville et Victoriaville. D'autres ne sont pas favorables à cette pratique, dont Trois-Rivières, qui avait fermé la porte à un projet de règlement à ce sujet, l'an dernier.

Au-dessus du poulailler dans la cour arrière, un jardin potager est aménagé pour cultiver carottes, betteraves, radis, concombres, courges, céleris, pois et haricots.

©Photo TC Media - Mario Beauregard