Coup de cœur pour la cathédrale de Nicolet


Publié le 20 avril 2017

En 2013, près de 700 personnes avaient assisté à la messe célébrant le 50e anniversaire de la cathédrale.

©(Photo TC Media - Joanie Mailhot)

PATRIMOINE. La cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Nicolet trouve une place de choix dans le dernier numéro de Continuité, un magazine spécialisé sur le patrimoine familial, religieux et culturel.

Elle est en effet incluse dans l'édition du printemps qui est disponible depuis quelques jours en kiosque et sur le Web (www.magazinecontinuite.com). Celle-ci y consacre un dossier spécial sur les églises modernes qui est publié en première page.

Dans l'article intitulé «Modernes & Magnifiques», trois spécialistes ont choisi trois églises qui ont été construites après 1945 et pour lesquelles ils ont eu un coup de cœur. La cathédrale, qui avait été érigée entre 1961 et 1963, a retenu l'attention de Marie-Dina Salvione.

Celle dont la thèse de doctorat a été consacrée à l'éclairage naturel dans l'architecture sacrée moderne a choisi trois projets qui ont accordé une place importante à la lumière. Comme c'est le cas de la cathédrale de Nicolet avec ses magnifiques vitraux.

Rappelons que l'œuvre principale de l'artiste Jean-Paul Charland, réalisée par le maître verrier parisien Max Ingrand, représente Saint-Jean-Baptiste. Celui au-dessus du chœur, qui représente le Christ en gloire, a été créé par le frère Eric de l'abbaye de Taize, en France.

Ceux-ci permettent à la lumière de venir teinter l'intérieur de l'église de manière variée au fil des heures. «Riche et colorée, elle est filtrée par les spectaculaires vitraux», souligne la spécialiste, qui est chargée de cours à l'Université du Québec à Montréal.

Elle porte également une attention aux voûtes en béton armé qui ajoute une note de simplicité à l'architecture réalisée par Gérard Malouin. «L'ensemble donne une impression de stabilité, comme pour conjurer le souvenir du tragique glissement de terrain qui, en 1955, a entrainé la démolition de la précédente cathédrale», ajoute-t-elle.

Rappelons que cette cathédrale est la cinquième qui a été construite dans la paroisse de Saint-Jean-Baptiste-de Nicolet (voir les photos ci-bas). Avant celle-ci deux d'entre elles ont connu un destin tragique. À part celle qui a failli être emportée par un éboulis, en novembre 1955, une autre a été incendiée, en juin 1906. Les deux autres ont eu des problèmes de structure à la fin du 19e siècle.

Au préalable, trois autres églises s'étaient succédé à Nicolet à partir de 1702. Elles ont ensuite été des cathédrales à la suite du détachement du diocèse de Nicolet de celui de Trois-Rivières, en 1885. Celles-ci ont également disparu.