Nicolet continue de se battre pour les soins de santé


Publié le 14 février 2017

Le Centre Christ-Roi, à Nicolet.

©(Photo TC Media - Archives)

POLITIQUE. Nicolet continue les démarches pour réclamer le retour des services de soins de santé spécialisés qui ont été coupés au Centre Christ-Roi et s'assurer de la pérennité de ceux qui sont encore en place.

Le conseil municipal a en effet adopté une résolution à l'intention du premier ministre, Philippe Couillard, et des ministres Gaétan Barrette (Santé) et Martin Coiteux (Affaires municipales et Occupation du territoire).

Celle-ci a également a été acheminée à l'ensemble des municipalités du Québec. «On voudrait que d'autres régions se lèvent et qu'elles dénoncent. À plusieurs, on aura plus de poids», a lancé la mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois.

La résolution souligne notamment les besoins de proximité des clientèles vulnérables, que l'accessibilité aux soins de santé soit un enjeu de vitalité du territoire et que la décision du CIUSSS ait été prise sans consultation.

Elle réclame le rétablissement au Centre Christ-Roi des cliniques externes d'orthopédie, d'ORL, de plastie, de chirurgie générale, d'endoscopie, de cardiologie et de gynécologie, de pérenniser la clinique d'urologie, de pharmacie et les urgences mineures de Nicolet et de Fortierville.

La mairesse réplique à Barrette

La pétition lancée la semaine dernière, sur le site de l'Assemblée nationale, pour réclamer le maintien des services à Nicolet et à Fortierville a déjà a reçu plus de 2000 signatures.  

L'affaire a même eu des échos en Chambre, alors que le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, et la porte-parole du PQ en matière de Santé, Diane Lamarre, ont questionné le ministre de la Santé.

Gaétan Barrette a fait savoir qu'il n'entend pas se mêler du dossier. Des propos qui ont fait bondir la mairesse de Nicolet. «Il a dit grossièrement que ça prend 24 minutes pour aller à l'hôpital de Trois-Rivières et qu'il fallait en revenir. Il y zéro écoute», déplore-t-elle.

«Ce n'est pas vrai non plus qu'il y a 50% d'annulation en clinique. Nous avions un médecin spécialiste sur le comité, et il connaît ses chiffres. Ce ne sont jamais les patients qui annulent, ce sont les spécialistes. Ce n'est pas pareil. On se retrouve à se battre avec des gens qui maîtrisent bien les statistiques et qui leur font dire ce qu'ils veulent.»

De son côté, le conseiller Stéphane Biron a évoqué la «notion de précaution» incluse en développement durable et que le gouvernement du Québec semble avoir oublié. «On ne sait jamais ce qui pourrait arriver. Si le pont Laviolette vient à manquer pendant trois semaines, un ou deux mois, le service d'urgence de Nicolet serait fort important», a-t-il souligné.