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L'opération de ramassage va bon train


Publié le 17 mai 2017

INONDATIONS. Après être venue en renfort pour ensacher et installer des digues ici et là au Port Saint-François, au plus fort de la crise des inondations, l'armée s'affaire maintenant à compléter le ramassage des quelque 40 000 sacs qui ont été distribués d'urgence à Nicolet.

Près des deux tiers des sacs ont été ramassés lundi et mardi et on prévoyait enlever pratiquement tout ce qui reste, ce mercredi. «On croit qu'il en restera environ 10% à ramasser jeudi midi», indique la directrice des communications de la Ville de Nicolet, Aline Blais.

Une centaine d'aspirants policiers de l'École nationale de police du Québec (ENPQ) ont participé à l'opération nettoyage durant la soirée des 15 et 16 mai en transportant des milliers de sacs sous la forme de chaîne humaine. «Leur courtoisie et leur sens du devoir ont été fortement appréciés des citoyens, émus devant tant d'aide apportée», a fait valoir la direction de l'ENPQ.

Tous ces sacs ont été envoyés à l'écocentre de la rue Gravel, où d'autres militaires sont sur place pour les éventrer et les vider pour faire des tas de sable qui pourront par la suite être utilisés par la Municipalité sur les routes.

Au cours des derniers jours, les soldats de l'armée de terre ont également fait le nettoyage du quai de Nicolet, qui appartient à Pêches et Océans Canada, ainsi que la plage à proximité. Tous les débris ont été mis en tas et sortis à l'aide d'une pelle mécanique.

La Marine et les cadets de l'air sont aussi venus en renfort pour nettoyer les débris laissés sur les terrains et dans les avenues. Il y a également des plongeurs du 5e Régiment du génie de combat qui ont inspecté un mur de soutien submergé qui protège les résidences le long du fleuve.

L'objectif était de s'assurer de son bon état étant donné que l'eau et les vagues ont pu former de l'érosion à l'arrière. «Il était prématuré de poser un diagnostic, mais selon ce que l'armée a constaté, il n'y a pas de danger, a confirmé Aline Blais. On ne sait toutefois pas à qui appartient ce muret qui a été construit en 1916 et recouvert de béton vers 1950 lorsqu'ils ont fait la voie navigable. S'il advenait qu'il pose un problème, il faudrait faire des recherches plus poussées.»

Les Forces armées canadiennes doivent aussi se rendre à Bécancour, samedi prochain, pour participer à la corvée générale qui se tiendra dans la quinzaine de rues le long du fleuve à Saint-Grégoire et Sainte-Angèle. Une rencontre devait d'ailleurs avoir lieu cet après-midi pour coordonner les opérations.

Dimanche dernier, les militaires ont enlevé la digue de 6 000 sacs qui avaient été empilés d'urgence à Saint-François-du-Lac pour de protéger le secteur de la marina et de l'île Saint-Jean. Un endroit qui était déjà inondé et où l'on craignait la montée annoncée du niveau du lac Saint-Pierre.