L'engagement n'a pas d'âge

Joanie Mailhot joanie.mailhot@tc.tc
Publié le 31 janvier 2014
Julie Désilets (à droite), lors d'un de ses voyages humanitaires.
Photo, courtoisie

Adolescente, la Bécancouroise d'origine, Julie Désilets, a vécu une expérience de coopération internationale qui a orienté son cheminement professionnel. Depuis 3 ans maintenant, elle œuvre comme coordonnatrice pédagogique à la formation pour l'organisme montréalais de coopération internationale Mer et Monde.

«J'ai étudié à l'École secondaire Jean-Nicolet (ESJN), où en 2002, alors que j'étais en quatrième secondaire, j'ai fait mon premier stage à l'international au Nicaragua. Ce voyage a été pour moi un véritable point d'ancrage dans la solidarité», se rappelle la jeune femme de 28 ans.

Une expérience marquante

L'expérience au Nicaragua de Mme Désilets a orienté tout son parcours qui a suivi. Après ses études secondaires, elle a étudié au Cégep de Trois-Rivières, puis à l'Université d'Ottawa, dans le programme Développement international et mondialisation.

«Suite à mon voyage au Nicaragua, ça a vraiment tout changé pour la suite de mon parcours. Au Cégep, je me suis impliquée dans des projets sociaux et j'ai participé à plusieurs projets de coopération et d'aide humanitaire, raconte-t-elle. Ça a vraiment teinté qui je suis devenue et ce que j'allais faire comme métier.»

«Des voyages humanitaires comme ceux-là, ça nous change et ça nous accompagne pour le reste de nos vies, croit Julie Désilets. Cela nous permet d'apprendre sur nous-mêmes et sur le monde dans lequel on vit. Nos valeurs changent en cours de route.»

Passion et reconnaissance

Pour la jeune femme, l'implication et la passion de ses enseignants du secondaire ont eu tout un effet positif. «Sur la Rive-Sud, plusieurs écoles secondaires offrent la chance aux jeunes de faire des stages comme j'ai faits et il faut se compter chanceux d'avoir des projets comme ça. Aujourd'hui, dans le cadre de mon travail, je reconnais la qualité de l'encadrement et la préparation nécessaire. Les profs sont vraiment motivés et il ne faut pas sous-estimer l'impact que cela peut avoir chez les jeunes», souligne Mme Désilets.

D'ailleurs, cette dernière mentionne que même si elle n'habite plus sur le territoire, certains qui l'encourageaient financièrement à l'époque continuent de la soutenir lors de ses projets. «Cette reconnaissance est vraiment un beau cadeau et c'est vraiment toujours apprécié», conclut la Bécancouroise d'origine.