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Mine basse chez les minières.



Steven Guilbeault
Publié le 5 Mai 2009
Publié le 15 Avril 2010
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Sujets :
Cour fédérale , Great Lakes United , Mining Watch Canada , Québec , Aarhus , Mine OSISCO

La Cour fédérale a rendu public, en date du 24 avril, un jugement qui obligera désormais le gouvernement canadien à rendre publiques les données concernant les millions de tonnes de déchets miniers produits annuellement ici au pays. Évidemment, les groupes qui sont à l’origine de cette cause jubilaient. Il s’agit des groupes environnementaux canadiens suivants : Great Lakes United, Mining Watch Canada et Ecojustice. Réjouissons-nous également car on ne saurait sous-estimer l’importance de cette victoire. Trop souvent, les citoyens, qui voient les dégâts environnementaux s’opérer sous leurs yeux, se heurtent à un mur de silence et de complicité qui leur barre l’accès à l’information. Certains parlent même d’un droit à l’information environnementale; cela paraît raisonnable d’exiger de savoir en quoi un projet pourra éventuellement affecter votre santé ou votre qualité de vie. Les européens se sont donnés un instrument pour encadrer ce droit à l’information; ça s’appelle la Convention de Aarhus. Dans plusieurs cas, les citoyens ont pu se servir des dispositions de la Convention comme d’un levier pour arracher de l’information essentielle. Ici au, Québec, quand un projet est soumis à l’examen du BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement), les citoyens ont accès à une certaine information. Ils auront accès à l’étude d’impacts environnementale telle que préparée par le promoteur et agréé par le Ministère de l’environnement; de plus les commissaires peuvent exiger de l’information supplémentaire. Mais on pourrait aller beaucoup plus loin. Et surtout, il faudrait que les autorités politiques fassent respecter le BAPE! Le projet de la mine OSISCO à Malartic est un beau cas; la compagnie, qui veut établir une mine à ciel ouvert en lieu et place de tout un quartier, a déjà entrepris de déménager des dizaines de maison avant même que les audiences environnementales soient achevées et que les commissaires aient conclu si le projet était acceptable ou non. C’est ce qu’on appelle mettre la charrue devant les bœufs! Une coalition québécoise autour de la question des mines a d’ailleurs vu le jour : « Pour que le Québec ait meilleure mine! ». Je vous invite à encourager cette nouvelle coalition. Steven Guilbeault

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