Rousseau a conclu l’épreuve de ski de bosses au cinquième rang, tout juste derrière son coéquipier Vincent Marquis. «J’ai réussi à passer la ligne d’arrivée des Jeux olympiques de Vancouver et je n’aurais pu faire mieux. C’est un feeling extraordinaire. Ça adonne mal qu’il y en a qui sont meilleurs que moi aujourd’hui, mais ce que moi je pouvais offrir, je l’ai fait. J’avais de la pression sur les épaules et j’ai livré la performance de ma vie», a déclaré l’athlète de Drummondville.
Celui-ci a réitéré à plusieurs reprises qu’il avait tout donné, mais que ça n’avait pas été suffisant. «C’est du pur bonheur. En tant qu’athlète tu ne peux pas espérer mieux. J’ai déjà fait des bien pires performances que ça et j’ai ramassé une médaille d’or. Ça adonne que le meilleur de moi, ce n’est pas assez pour gagner les Jeux olympiques. Je ne peux rien faire de plus, c’est ça qui est fantastique.»
Pendant un instant, Rousseau a cru à la médaille olympique. Alors qu’il ne restait que quatre compétiteurs à dévaler la piste, il occupait le second rang provisoire. «C’était l’fun de partager une partie du podium pendant un petit bout de temps. Un coup assis là (au bas de la piste), ma job était faite et je ne pouvais pas faire mieux, alors j’étais très content», a avoué le champion du monde 2007 de la discipline.
Rousseau se réjouissait par ailleurs de la performance de son coéquipier, Alexandre Bilodeau, gagnant de l’épreuve et premier Canadien à remporter une médaille d’or olympique dans son pays. «Alex avait plus de degré de difficulté, il a pris beaucoup de risque en allant très vite. Il le mérite à 100%, je suis super fier de lui.»
En tant que vétéran de l’équipe canadienne de bosses, a-t-il l’intention de se retirer après ces Jeux olympiques? «Non, c’est ben trop l’fun», a-t-il lancé spontanément, ajoutant qu’il ferait au moins une autre année.
