Après avoir disputé deux joutes hors-concours avec les Admirals, au début du mois d’octobre, Bouvet-Morrissette a encaissé un dur coup lorsqu’il a été cédé aux Cyclones. Une situation un brin ironique pour l’attaquant de 21 ans, qui avait refusé du revers de la main des offres de contrat venant de la ECHL avant d’accepter celle de la principale filiale des Predators.
«Sur le coup, j’ai été très déçu par ce renvoi. L’organisation m’a dit que le lock-out ne lui donnait pas le choix et que de toute façon, j’allais voir plus d’action dans la ECHL», a raconté Bouvet-Morrissette lorsque joint en Ohio.
À Cincinnati, Bouvet-Morrissette doit néanmoins faire ses preuves au sein d’une formation misant sur plusieurs joueurs aguerris. Depuis le début du calendrier régulier, l’athlète natif de Bécancour n’a été impliqué que dans une des trois parties de son équipe.
«Comme toute recrue, je dois commencer au bas de l’échelle. Je ne cache pas que c’est parfois dur à prendre. Je suis un gars qui travaille toujours fort, ce qui provoque habituellement de belles choses dans ma vie. Pour le moment, c’est plus difficile, mais j’essaie de rester positif. Un membre de ma famille m’a d’ailleurs fait prendre conscience que j’avais parcouru beaucoup de chemin en l’espace de quelques saisons et que je devais être fier d’être rendu chez les pros», a confié le jeune homme, qui roulait encore sa bosse dans le hockey collégial il y a trois ans et qui a été recruté par les Voltigeurs en tant qu’agent libre il y a deux ans.
«Mon coach m’a dit de ne pas trop m’en faire, a-t-il poursuivi. Il aimerait m’utiliser davantage, mais il a des choix à faire. Ce n’est pas une saison normale dans la ECHL. À cause du lock-out, il y a dix de mes coéquipiers ont un contrat de la LNH en poche. Normalement, il n’y en a qu’un ou deux par équipe. Ça donne un excellent calibre de jeu à travers la ligue.»
«Quand je vais avoir une chance de me faire valoir, je vais me défoncer.» - André Bouvet-Morrissette
Pour compliquer encore davantage la situation, le règlement de la ECHL limitant chaque équipe à avoir seulement 18 joueurs en uniforme force les Cyclones à habiller seulement dix attaquants par match.
«Le seul aspect positif de ce règlement, c’est que même le dixième attaquant voit beaucoup d’action pendant une partie. Lors du match où j’ai joué, j’ai d’ailleurs obtenu deux lancers et une chance de marquer», a témoigné Bouvet-Morrissette.
«Je dois être patient, a ajouté l’ailier de six pieds, trois pouces et 192 livres. Quand je vais avoir une chance de me faire valoir, je vais me défoncer. Mon objectif est d’être rappelé à Milwaukee d’ici la fin de la saison. Je veux toucher au calibre de la Ligue américaine, pour savoir si je suis capable de jouer dans un niveau supérieur.»
Chez les Cyclones, Bouvet-Morrissette a la chance de côtoyer quatre joueurs québécois en Mathieu Aubin (capitaine), François Bouchard, Jonathan Hazen et Charles-Olivier Roussel. Il habite d’ailleurs en colocation avec ce dernier.
«La présence de Québécois facilite mon adaptation. Je dois dire que je suis tombé dans une bonne organisation avec les Cyclones. On est très bien encadrés en dehors de la glace», a partagé celui qui a récolté 72 points, dont 39 buts, en 63 parties avec les Voltigeurs en 2011-2012.
Parmi les autres anciens joueurs des Voltigeurs évoluant dans la ECHL cette saison, mentionnons Maxime Villemaire (Gwinnett), Charles Landry (Floride), Philippe Lefebvre (Wheeling), Olivier Fortier (Orlando), Yannick Riendeau (Stockton) et Marco Cousineau (Fort Wayne).

