Pour le moment, pour la majorité du groupe qui participe aux sessions d'entraînements, il s'agit davantage de mise en forme, car seulement trois ou quatre personnes s'entraînent dans l'optique de compétitionner éventuellement. Mais prochainement, M. Graudreau aimerait mettre l'accent sur les jeunes intéressés à boxer sérieusement, d’où son intérêt à démarrer une école de boxe à St-Léonard. «Mon objectif serait alors de recruter des jeunes de 12-13 ans afin de former une équipe de compétition pour les Jeux du Québec 2013, car ce sera la première fois que la boxe sera admise à ces jeux», note-t-il. «Et il est possible que nous obtenions un local un local à l'école secondaire La Découverte, peut-être sous forme d'échange de services», laisse-t-il entendre.
Pour sa part, Stéphane Guilbert, directeur de l'école la Découverte, affirme que la boxe est depuis longtemps dans les plans de son institution, mais qu'il s'agit dorénavant d'un projet à long terme, faute de locaux. «Il y a quelque temps, nous voulions offrir des cours de boxe en parascolaire. Nous avions même déterminé le local. Mais à la dernière minute, nous avons dû y relocaliser un DEP. De plus, même les locaux de danse et de théâtre ont dû être utilisés à cette fin. Alors maintenant, notre priorité est de reloger ces disciplines avant de songer à offrir le nouveau cours de boxe», explique-t-il. «Par ailleurs, avec l'ouverture possible d'une académie de boxe à Ste-Angèle, nous préférons regarder comment les choses vont se dérouler.»
Des cours ouverts à tous
En attendant cet éventuel déménagement, c'est au sous-sol de l'église que M. Gaudreau anime les sessions. Parmi les quelque vingt personnes inscrites, on retrouve des filles et des garçons de 16 à 50 ans. Il en coûte 35$ par mois ou 90$ pour trois mois et les entraînements se déroulent le mardi et le jeudi pendant 1h30 à l'intérieur d'une plage horaire qui s'étend de 17h30 à 20h.
D'ailleurs, afin d'appuyer cette initiative qui fait bouger sa population, la municipalité de St-Léonard-d'Aston devrait investir 2000$ pour l'achat de nouveaux équipements d'entraînements, dont la moitié serait défrayée par le Pacte rural. «On parle ici d'équipement de base comme des gants, des casques, bref le minimum pour pouvoir pratiquer les rudiments de la boxe», a souligné Yanick Gaudreau. (MLH)