Le combattant ne chômera pas lors de son retour en sol québécois, car il prendra part ensuite au World Karaté Council du 2 au 9 octobre. Ces deux semaines seront exigeantes pour l’athlète, mais pour lui, cela est secondaire. «Ce sera très exigeant et il devrait y avoir un bon calibre. Plusieurs pays ont confirmé leur présence et c’est d’ailleurs toujours plaisant de se comparer aux autres et de discuter de différentes techniques. On s’est bien classé aux championnats canadiens, alors je ne m’inquiète pas trop du résultat», a commenté l’homme originaire de Sainte-Françoise-de-Lotbinière.
Pour l’instant, sa préparation va bon train, même s’il est parfois ardu de concilier le travail et l’entraînement. Il se rend au gymnase de l’école Kenpo de Victoriaville cinq à six jours semaine. «Par contre, ça été plus difficile les dernières semaines à cause de la température. Le niveau de préparation est bon et je me sens prêt, car il va y avoir de bons combattants là-bas», a-t-il confié.
Une surpriseLe jeune homme de 24 ans s’est dit surpris de s’envoler pour Orlando le mois prochain. «Il faut dire que je ne m’attendais vraiment pas de m’y rendre. Je compte profiter amplement de mon passage à Orlando en discutant avec les concurrents et vivre pleinement les cérémonies d’ouverture», a-t-il lancé.
Durant les semaines qui suivent, il effectuera les derniers ajustements à son programme d’entraînement. «Je vais surveiller ma diète et faire attention à ce que je mange. Pour le reste, ma préparation mentale sera de garder de bonnes habitudes de vie ainsi qu’un sommeil réparateur», a affirmé celui qui ne vise que la plus haute marche du podium.
Initié à 6 ansL’ambulancier de profession à Plessisville a grandi dans le monde du karaté. À l’âge de 6 ans, son père, ceinture noire 3e Dan, a initié Gabriel à la compétition. «J’ai pris part à de nombreux tournois chez les juniors. C’est même lui qui m’a donné ma ceinture noire. Il ne m’a d’ailleurs jamais mis de pression, il voulait simplement que je m’amuse», a-t-il raconté, ajoutant qu’il considère son paternel comme un mentor.
Dans la jeune dizaine, il regardait les prouesses de Stéphane Hamel et Tommy Leblanc, maintenant ses coéquipiers d’entraînement, qu’il admirait pour leur concentration et leurs qualités techniques. «Je rêvais même de pouvoir m’entraîner avec eux. Maintenant que je me bats à leurs côtés, c’est un immense honneur d’avoir la chance de recevoir leurs conseils, car ils ont beaucoup d’expérience», a-t-il renchéri.

