Au cours cette même nuit, deux individus, soit Pierre Bouchard et Daniel Gendreau, ont été arrêtés avec calice, tabernacle, ciboire et autres instruments consacrés à bord du véhicule dans lequel ils prenaient place.
Ce n’est pas la première fois que de tels événements ont lieu dans les églises du Diocèse de Nicolet. L’an dernier, des voleurs s'étaient aussi introduits dans l'église de St-Zéphirin-de-Courval, notamment.
«Depuis quelques mois, des mécréants se risquent à pénétrer par effraction dans les églises du diocèse pour y dérober ce qu’ils croient être un coffre aux trésors. Bien malheureux sont-ils… les églises du diocèse de Nicolet ne possèdent aucun objet à valeur marchande inestimable», a dénoncé Mgr Raymond St-Gelais, évêque du diocèse de Nicolet, qui rappelle que les objets de culte tant recherchés par les voleurs n’ont de valeur que par la symbolique qu’ils possèdent.
«Ces objets de culte n’ont de valeur que sacramentelle. Comment revendre la valeur sacramentelle ? Nous l’ignorons ! Évidemment, les objets qui sont recherchés par les voleurs finiront sans doute par être revendus, souvent en pièces détachées ou fondus. Pour eux, ce sont des objets. Point», a-t-il déploré.
À son avis, l’outrage des vols dans nos églises se rapproche, par analogie, aux profanations dans les cimetières. «Toute la population est outrée quand un méfait est commis dans un cimetière, au sens où elle comprend mal comment des gens pourraient en vouloir à des êtres décédés. Comment les vandales en arrivent à n’avoir aucun respect pour ce qui est digne et juste, aux yeux des gens?»
Deux églises sont la cible de malfaiteurs
Dans la nuit du 5 au 6 janvier, les églises de St-Joachim-de-Courval et de St-François-du-Lac ont été la cible de malfaiteurs. Dans la première église, de nombreux objets de culte ont été dérobés et dans la deuxième, seule la porte a été enfoncée.
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