Pendant une heure, la naturopathe et technicienne en diététique a dressé la liste des impacts négatifs de la présence des centrales Gentilly 1 et 2 sur le territoire. Selon elle, cette substance se répand rapidement dans l'environnement de par sa composition très similaire à l'eau. «On parle ici d'une substance qui peut occasionner de la stérilité et des malformations congénitales», précise-t-elle. «D'ailleurs, une étude réalisée sur l'environnement de 16 centrales nucléaires dans les zones situées dans un rayon de 5 km révèle que les cas de leucémies infantiles sont augmentés de 2,2 fois et les cancers, de 1,6 fois plus.»
Mme Bouthillette a aussi souligné le fait que le Canada est l'un des pays qui tolère le plus d'émission de becquerel (Bq) par litre, soit de nucléide radioactif. «Le gouvernement canadien permet que 7000 Bq par litre soient émis. Les États-Unis en permettent 740 Bq et la Californie restreint le tout à 15 Bq. On comprend donc que le Canada consent à largement trop d'émission lorsqu'on se compare».
En ce sens, l'organisation soutient que la centrale de Bécancour ne devrait pas subir de réfection et que son déclassement serait plus profitable pour tous. «Nous demandons l’arrêt du réacteur Gentilly-2 et son déclassement, la reconnaissance des méfaits de la centrale sur la population et un débat public pour une politique énergétique durable et socialement acceptable au Québec», maintient-elle.
Le 1er mai prochain, un forum aura lieu à l'Université du Québec à Trois-Rivières sous le thème «Le sort du nucléaire Québécois: un choix de société», où divers acteurs du milieu politique et de l'éducation viendront exposer leur vision de vue sur l'industrie du nucléaire.
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