Cet argent, on le sait, est utilisé pour doter la Coopérative Solidarité Santé JP Despins de nouveaux locaux plus vastes et plus fonctionnels et d'équipements adaptés au besoin de la médecine d'aujourd'hui.
Cet élan du cœur du président fondateur des Pétroles Therrien lui a valu, mardi après-midi, la visite des membres du conseil d'administration de la Fondation qui ont pu lui témoigner de vives voix leur appréciation.
Ceux-ci en profité pour faire connaître aux représentants des médias drummondvillois la progression des travaux de construction du nouvel édifice et pour inviter en même temps d'autres donateurs à se manifester.
Ouverture le 1er mars
Incidemment, Denis Roy, vice-président de la Fondation médicale Jean-Pierre Despins, a fait savoir que les travaux de construction du nouvel édifice de 7200 pieds carrés vont bon train et respectent les échéanciers, de sorte que l'ouverture est prévue pour le 1er mars prochain.
Non seulement, l'échéancier est-il respecté, mais, a fait savoir de son côté le trésorier René Bérubé, le coût des travaux est fidèle aux estimés puisqu'en raison de certains réajustements nécessaires, le projet avait été réévalué à 850 000 $ avant que l'on donne le feu vert définitif.
Les travaux se sont mis en branle le 2 novembre dernier et déjà, on est rendu à l'étape de la finition.
De fait, comme l'a indiqué le Dr Richard Proulx, administrateur, l'équipe médicale de la clinique est quelque peu fébrile car, dès le 26 février, on entreprendra le déménagement avec tout ce que cela peut comporter d'imprévus, même si rien n'a été laissé au hasard.
Les cinq médecins et la petite équipe de ce Groupe de médecine familiale (GMF) prendra donc possession des lieux comprenant une dizaine de bureaux de médecins dont trois pour les médecins stagiaires, une mini-urgence, une salle d'accueil, une salle de conférence, des locaux pour les deux infirmières, bref toutes commodités pour accueillir les quelques 6000 patients qui viennent au besoin y chercher des soins de santé.
Mais ce qu'il faut comprendre des propos du Dr Proulx, c'est que cette coopérative à laquelle la population de Saint-Léonard-d'Aston et des environs a contribué à sa concrétisation avec beaucoup de générosité, est peut-être et surtout un investissement pour l'avenir. «Avec l'équipe en place qui vieillit, il était important de créer des conditions susceptibles d'attirer de nouveaux médecins pour s'intégrer à l'équipe actuelle et éventuellement prendre la relève», a exprimé Richard Proulx.
Selon ce dernier, si la réponse des jeunes médecins se manifeste comme souhaité, il sera éventuellement possible pour ce GMF de répondre davantage à la demande et d'atteindre possiblement un bassin de 9000 à 10 000 usagers.
Déjà d'ailleurs, il est acquis qu'un sixième médecin se joindra à l'équipe en septembre prochain et l'on souhaite maintenant, du côté de la Fondation médicale Jean-Pierre Despins, que les nouvelles installations et l'incitatif de 15 000 $ qui leur est destiné en incitera d'autres à venir pratiquer à Saint-Léonard-d'Aston, un milieu qui ne manque pas de dynamisme. À ce propos, Léo-Paul Therrien n'a pas caché qu'il a été impressionné justement par le dynamisme des bénévoles formant l'équipe de la Fondation et il a salué le travail gigantesque accompli en si peu de temps. «Votre projet me tient particulièrement à cœur car la santé est le bien le plus précieux qui soit. Votre dévouement et la réponse positive que vous avez reçue de votre milieu témoignent du bien-fondé de cette coopérative de santé. Vous avez mon appui et j'incite ceux qui ne l'ont pas fait et qui en ont les moyens à contribuer à cette belle initiative», a exprimé M. Therrien au terme d'une rencontre fort cordiale à ses bureaux du boulevard Lemire.
Incidemment, même s'il ne fait plus de doute maintenant que l'objectif initial de 800 000 $ va être atteint, les administrateurs de la Fondation invitent ceux et celles qui croient à un tel projet dans ce milieu à faire leur part. «Si l'on réunit tous les éléments du projet, c'est un montant de plus de 1 million $ dont on a besoin», a fait savoir l'un d'eux, Gilles Pelland.
Incidemment, comme l'a indiqué René Bérubé, celui que l'on présente comme étant le grand architecte de ce projet, il y a suffisamment d'espace sur le terrain pour accueillir un agrandissement, si cela devait être nécessaire.
Mais pour l'instant, la préoccupation des administrateurs de la Fondation est de s'assurer que tout soit fin prêt pour la grande ouverture du 1er mars, et ça le sera, ont-ils témoigné.
