On croit que cette augmentation de la demande d'organes serait en raison du nombre de Canadiens souffrant d'une insuffisance organique, ainsi que des progrès de la médecine qui permettent de prolonger la vie de ces patients.
Plus spécifiquement, on constate un écart croissant entre l'offre et la demande en ce qui concerne les transplantations rénales. Au cours des 10 dernières années, le nombre de transplantations rénales au Canada a diminué par rapport au nombre de patients souffrant d'insuffisance rénale. En 2008, six transplantations rénales par 100 années-patients de dialyse ont été pratiquées comparativement à huit en 1999.
«Cette situation est en partie attribuable à l'augmentation de l'incidence de l'insuffisance rénale liée au diabète au Canada. Le taux d'obésité étant à la hausse au pays, le nombre de nouveaux patients au stade terminal de l'insuffisance rénale associée au diabète a presque doublé au cours de la dernière décennie, passant d'environ 1 000 nouveaux cas en 1996 à près de 1 900 en 2008.»
Bien que la plupart des organes soient prélevés après que le patient soit considéré en état de mort cérébrale, c'est-à-dire que le décès neurologique a été constaté, quatre provinces (Colombie-Britannique, Ontario, Québec et Nouvelle-Écosse) prélèvent maintenant des organes aux fins de dons à la suite d'un décès cardiaque. Le nombre de dons d'organes à la suite d'un décès cardiaque, bien qu'il soit à la hausse, demeure faible. En 2008, le taux de donneurs à la suite d'un décès cardiaque était de moins de 10 %.
«Or, nous observons une augmentation du nombre d'organes donnés, ainsi que des changements dans les caractéristiques démographiques des donneurs et les innovations technologiques qui mènent au don d'organes à la suite d'un décès cardiaque», a expliqué Claire Marie Fortin, gestionnaire des registres cliniques à l'ICIS.