À l’issue de ce voyage, le RIGSVSL exhorte le gouvernement du Québec à mettre en place les mesures nécessaires à la création d’une politique énergétique intégrée, comprenant l’efficacité énergétique et le développement des énergies vertes.
Avant-gardistesLe périple a débuté au Québec, à l’usine de bio-méthanisation de St-Hyacinthe. «Cette installation nous paraît avant-gardiste pour la province», affirme Serge Fortier, porte-parole du RIGSVSL. En effet, l’usine traite, depuis quelques années déjà, les eaux usées de la municipalité pour produire du biogaz. Ce dernier sert ensuite à sécher les résidus solides et à les transformer en granules moins coûteuses à enfouir ou plus faciles à épandre dans les champs.
La visite au Vermont a ensuite fait voir « plusieurs exemples stimulants d’installations qui produisent une énergie propre », explique le porte-parole. En effet, la coopérative de bio-méthanisation de Coventry capte les gaz générés par les matières résiduelles d’un site d’enfouissement et produit de l’électricité qui fournit de l’énergie propre à 11 000 résidences. Également, la ferme Chaput transforme le fumier de 1 300 vaches en bio-méthane, produisant ainsi une quantité substantielle d’électricité (pour la consommation et pour la revente) ainsi qu’une litière stérile issue des résidus de la bio-méthanisation.
Le parc solaire de South Burlington fournit quant à lui l’électricité à quelque 400 résidences. À Montpelier, une usine de combustion de résidus de bois, appuyée par 71 % de la population lors d’un référendum municipal, sert à produire de l’eau chaude. Enfin, la ferme d’éoliennes de Sheffield alimente 18 000 foyers en électricité à l’aide de ses seize immenses turbines de 2.1 mégawatts chacune.
Tous ces projets bénéficient de l’aide fédérale et de celle de l’État du Vermont. De plus, la volonté citoyenne et politique du Vermont est telle que les gens acceptent de payer plus cher le kw/h pour l’électricité provenant d’énergies vertes et locales, ayant compris qu’il s’agit d’une « plus-value » à long terme et que ce secteur crée des emplois garantis dans l’économie locale.
ConférencesDurant le voyage, deux conférences ont également permis aux militants de réaliser à quel point l’alliance entre la volonté citoyenne, celle des élus et celle des entreprises est essentielle au développement des énergies vertes.
Notamment, ils ont été mis au fait de plusieurs incitatifs destinés aux citoyens qui consentent à utiliser certaines techniques d’énergie verte pour leur propre usage. « Nous sommes convaincus, plus que jamais, de la nécessité et de la possibilité de mettre en place une politique énergétique plus écologique au Québec, et sommes prêts à oeuvrer pour que cet avenir prometteur se réalise. Après tout, qu’ont-ils de différents, nos voisins du Vermont, si ce n’est que d’avoir osé faire autrement! », termine M. Fortier.
