L'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) vienit d’annoncer qu’elle s'est jointe à un mouvement mondial d'opposition et de surveillance sur les gaz de schiste et la fracturation déployé dans la plupart des pays du monde aux prises avec l'industrie des gaz de schiste. «Une journée mondiale d'opposition à la fracturation sera tenue le 22 septembre prochain et nous invitons tous les groupes et personnes du Québec et du Canada à se joindre à elle pour faire entendre raison à nos gouvernements. L'avenir est dans l'économie d'énergie, l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables, pas dans les gaz de schiste», a fait savoir Patrick Bonin, directeur climat-énergie de l'AQLPA.
«Au moment où partout dans le monde des organisations environnementales et citoyennes mettent en lumière de très graves problèmes de changements climatiques, de pollution de l'air, de l'eau et des sols causés par la fracturation, les entreprises continuent de nier ces problèmes. Pire, elles redoublent maintenant d'ardeur à grand renfort de publicité et de lobbying pour faire diversion et contrer l'opposition grandissante», a déclaré André Bélisle de l'AQLPA.
De son côté, Kim Cornelissen vice-présidente de l'AQLPA et membre du Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste questionne l'évaluation environnementale stratégique (ÉES). «Il y a lieu de s'inquiéter à l'effet que le comité de l'ÉES ne considère pas comme priorité une analyse de l'alternative énergétique - ce qui est l'un des mandat d'une ÉES selon les principes de l'OCDE - et qu'il s'y trouve une représentante de l'industrie, sans que les personnes mandatées par les groupes environnementaux et citoyens y soient présentes.»
