En effet, les besoins en ressources humaines sont importants en raison des défis environnementaux que doivent relever les entreprises et diverses organisations. D'ailleurs, le nombre d’employés est en croissance depuis 2007 dans environ la moitié des entreprises. Et cette tendance s’observe dans tous les secteurs et tous les domaines. «À mon avis, le domaine de l'environnement sera le prochain eldorado de l'emploi au Québec. Et cela, pour deux raisons: la législation croissante de ce secteur, ainsi que l'énorme mouvement de conscientisation populaire auquel nous assistons», explique Dominique Dodier, directrice générale du comité sectoriel de main-d'œuvre de l'environnement, EnviroCompétences.
Les besoins de main-d’œuvre les plus forts à venir sont dans le domaine de la pollution atmosphérique, de l’air intérieur, des systèmes de chauffage, du sous-domaine des matières résiduelles, des sols et des eaux.
Des formations à tous les niveauxQue ce soit au niveau professionnel, collégial ou universitaire, les institutions scolaires de la région possèdent plusieurs programmes voués à l'environnement. Tout d'abord, au niveau de la formation professionnelle, l'École forestière de La Tuque assure des formations en protection et exploitation de territoires fauniques, ainsi qu'en aménagement de la forêt.
Pour sa part, le Cégep de Trois-Rivières offre une technique en équilibrage de l’air intérieur qui étudie la question de la qualité de l'air et des températures ambiantes. D'ailleurs, au Québec, on dénombre une trentaine d'entreprises de services d'équilibrage de systèmes de ventilation et de climatisation et ce sous-secteur emploie environ 150 personnes et est de plus en plus en demande de main-d'œuvre.
Le Collège Shawinigan, pour sa part, offre des techniques de laboratoire en chimie analytique ainsi qu'en biotechnologies. Ces formations d'analyses environnementales touchent à différents secteurs environnementaux soit l'air, l'eau et les sols. Ce domaine consiste surtout à effectuer des analyses pour assurer la qualité des éléments respectifs à chacun des secteurs (air, eau et sols). D'autre part, le même collège offre aussi une technique en assainissement de l'eau dont la visée est d'analyser l'eau potable, d'en assurer la qualité et de veiller à l'approvisionnement et à procéder, entre autres, à des tâches d'inspection, d'échantillonnage et de surveillance.
L'Université du Québec à Trois-Rivières offre de son côté un certificat en sciences de l'environnement, un baccalauréat en sciences biologiques et écologiques, une maîtrise en sciences de l'environnement ainsi que le doctorat en sciences de l'environnement.
Selon Gilbert Cabana, directeur du comité de programme de cycles supérieurs en sciences de l'environnement, certains étudiants issus du baccalauréat orientent leur carrière au sein des parcs fédéraux, par exemple. Quant à eux, ceux ayant terminés leur maîtrise occupent souvent des emplois à l'intérieur de différents ministères ou alors de firmes de consultants tels que Genivar ou GDG. Les doctorants, pour leur part, se vouent notamment à l'enseignement ou à la recherche pure.
Parmi les domaines dans lesquels l'UQTR s'illustre, notons la géomatique, qui côtoie de près la cartographie, ainsi que l'écologie aquatique, un créneau d'importance valorisé par le Centre de Recherche sur les Interactions bassins Versants - Ecosystèmes aquatiques (RIVE), qui vise la compréhension des environnements aquatiques naturels ou perturbés par les activités agricoles, forestières, industrielles et urbaines dans les bassins versants de la vallée du Saint-Laurent.
