«Le Canada s'apprête à mettre toute une génération au bord de la faillite», dit David Molenhuis, président de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants. «Le sous-financement de la part du gouvernement fait que les étudiants et leurs familles sont obligés d'assumer la facture pour les universités du Canada.»
Selon le rapport, les frais de scolarité ont augmenté de 4% pour les étudiants de premier cycle, jusqu'à une moyenne de 5 138$. Les étudiants des cycles supérieurs se trouvent face à des hausses plus importantes, leurs frais de scolarité augmentant de 6,6%. À titre de comparaison, l'inflation s'affiche à seulement 1,8% pour les douze mois se terminant en juillet 2010. Les frais de scolarité sont l'unique dépense d'une telle importance pour la plupart des étudiants des collèges et universités. Ils augmentent plus vite que tous les autres coûts auxquels les étudiants se trouvent face, et beaucoup plus vite que l'inflation. Malgré l'augmentation de certains investissements récemment, les transferts fédéraux pour l'enseignement postsecondaire sont moins de la moitié de ce qu'ils étaient en 1980. «Le maintien d'une forte économie dépend d'une main-d'œuvre très instruite», ajoute M. Molenhuis. «L'absence d'une vision nationale pour l'enseignement postsecondaire oblige le Canada à composer avec un ensemble disparate de politiques diverses. Ce n'est pas la façon de délivrer l'éducation postsecondaire.»
La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants revendique l'adoption d'une loi fédérale sur l'enseignement postsecondaire qui établirait des directives pour le transfert de fonds aux provinces pour l'enseignement postsecondaire, assurerait la responsabilité, et créerait des normes nationales de qualité et d'accessibilité pour les universités et les collèges du Canada.