Le projet, évalué à 35 000$, a été lancé à l’automne 2009. Il consistait à aménager un espace vert sur le toit des bureaux administratifs de l’école. Cet espace est d’une superficie de 1532 pi², dont 1250 sont occupés par des plantes de toutes sortes.
Plus précisément, 40 % des plantations comportent des plantes de type taïga (sédum, vivaces, graminées) résistant au froid et à la sécheresse. Un autre 40 % est un espace d’expérimentation pour les élèves, où les plantes légumières et les fines herbes sont utilisées. Enfin, le 20 % restant est occupé par des plantes grimpantes résistant aux conditions difficiles. Un système d’arrosage automatique y a également été installé, tout comme des fils chauffants qui permettent d’évacuer l’eau du toit en hiver par les gargouilles.
Cet espace vert se veut un nouvel outil pédagogique pour les élèves du secteur horticole. «Ce toit vert sera un laboratoire vivant. Il permettra aux élèves du secteur horticole de se familiariser avec cette nouvelle technologie et, ainsi, de posséder un atout supplémentaire lorsqu’ils intègreront le marché du travail. Pour les enseignants, ce sera un outil pédagogique exceptionnel qui permettra de former des élèves à la fine pointe des technologies», estime Monique Dion, responsable des communications.
D’ailleurs, il faut noter que ce sont des élèves inscrits à la cohorte 2008-2009 du programme «Réalisation d’aménagements paysagers» qui ont dessiné les croquis de l’aménagement. Une dizaine d'étudiants de la cohorte suivante s’est quant à elle occupée de remplir les bordures de substrat et de planter les végétaux.
Étape par étape
L’automne dernier, la structure du toit des bureaux administratifs avait été renforcée en prévision de ce projet. De plus, une porte d’accès, des barrières de sécurité, de la plomberie extérieure, des membranes et des drains avaient été installés.
Maintenant que le toit vert a fleuri, l’école d’agriculture passe à une autre étape. Elle veut le rendre accessible à un maximum de gens. Dans cette optique, les groupes du grand public, les écoles primaires et secondaires de la région, de même que les élèves fréquentant les divers centres d’éducation aux adultes pourront le visiter sur rendez-vous. «On veut être un exemple, une source de motivation pour la communauté», explique la responsable des communications. Éventuellement, un cadran solaire pourrait même être installé sur les lieux. Tout dépendra des coûts liés à cette troisième phase.