À cette occasion, les quelque 200 marcheurs venus l'encourager ont eu droit à un accueil bien particulier, alors que des jeunes Abénaquis leur ont présenté une chorégraphie destinée autant à les divertir qu'à les réchauffer! Dès 8h, samedi matin, ces jeunes ont ouvert la marche pour une première étape qui allait d'abord mener le groupe au parc écologique Godefroy, puis au Parc Marguerite-D'Youville de Nicolet, vers 15h. Une randonnée totale de 28,5 kilomètres lui ayant notamment permis de longer la rivière Bécancour, le fleuve St-Laurent et la rivière Nicolet...
Puis, le lendemain, départ à la même heure, pour une nouvelle étape d'environ 26 km, à destination de l'Institut Kiuna, établissement d'enseignement postsecondaire autochtone. Sur place, le Dr Vollant a évidemment eu l'occasion de livrer une fois de plus son discours positif et mobilisateur à l'intention des jeunes membres des communautés qu'il visite.
«Échelonnée sur cinq ans, ma démarche baptisée «Innu Meshkenu» (le sentier innu) vise d'abord à inspirer les élèves des écoles primaires et secondaires, rappelle-t-il. Je veux notamment leur faire valoir l'importance d'avoir confiance en leurs propres moyens, en leur potentiel humain, afin de réaliser leurs rêves et ceux de leurs communautés.»
Des objectifs multiples
Plus précisément, le Dr Vollant rencontre directement ces jeunes pour aborder avec eux des thèmes tels que la valeur de leur identité culturelle et de leurs origines dans le monde moderne. Ou encore, l'importance d'acquérir de saines habitudes de vie pour maintenir une bonne santé physique, mentale, spirituelle et émotionnelle.
«Je leur parle aussi de l'importance des études pour s'assurer d'un avenir de qualité, et des nombreuses possibilités de carrière s'offrent aux jeunes Autochtones dans une grande variété de domaines, dont les soins de santé. Je suis la preuve vivante qu'on peut réaliser ses rêves professionnels lorsqu'on travaille fort et qu'on persévère en ce sens.»
Par ailleurs, le Dr Vollant profite de son périple pour rencontrer les aînés des communautés des Premières Nations. Son objectif est d'acquérir une panoplie de connaissances ancestrales, notamment en médecine traditionnelle, et surtout de contribuer à la pérennité de ce savoir en assurant sa reconnaissance et son intégration dans le monde moderne.
«Enfin, conclut-il, j'espère contribuer à favoriser une meilleure compréhension mutuelle en offrant des opportunités de rencontres interculturelles tant entre les communautés des Premières Nations du Québec et du Canada, qu'entre les Premières Nations, les Québécois et le reste du Monde.»
Des objectifs ambitieux, certes, mais assurément à la hauteur de celui qui, après avoir complété des études à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, a toujours continué à pratiquer la médecine à la clinique médicale de Pessamit (Betsiamites). Rappelons par ailleurs qu'au sein de son alma mater, le Dr Vollant agit à titre de coordonnateur de la santé des Premières Nations, qui vise à ce que les futurs médecins formés à l'Université de Montréal soient de plus en plus aptes à soigner les patients autochtones.
Bref, un parcours inspirant, jalonné de réalisations d'autant plus impressionnantes que Stanley Vollant admet volontiers qu'il affichait, à la base, une peur phobique... du sang et des morts! Voilà une anecdote qui tend à donner encore plus de poids à son discours selon lequel aucun obstacle n'est réellement impossible à franchir...

