C’est à Sarlat la Canéda, dans le sud de la France, que les cinq membres de cette famille tissée serrée ont abouti, à la suite d’un échange de postes et de maison. Les trois enfants – Hyacinthe, Clovis et Jeanne – y ont poursuivi leurs études, tandis que la mère, Isabelle Bergeron, y a travaillé comme enseignante. Le père, Bernard Brochu, est quant à lui demeuré à la maison afin de bien coordonner toute cette nouvelle vie. «Une décision judicieuse», estime celui qui est directeur général du Centre des arts populaires de Nicolet et qui a pris une année sabbatique pour vivre cette expérience.
Une tonne de souvenirs
Lorsqu’on leur demande ce qu’ils retiennent de leur séjour en France, les cinq aventuriers (et surtout les enfants!) lancent spontanément : «La nourriture!».
Le cassoulet, le canard, le foie gras, la baguette, les sorbets… tout y passe : on a droit à une énumération à mettre l’eau à la bouche!
Les paysages à couper le souffle, les châteaux et une foule d’anecdotes s’ajoutent à la liste.
Évidemment, leur vécu à l’intérieur du système scolaire occupe également une grande part de leurs souvenirs, y ayant baigné au quotidien durant de longs mois. «Vive le système québécois!», s’entendent-ils.
Il faut préciser que chacun des enfants fréquentait une école différente. «Jeanne était à l’école élémentaire. Clovis, au Collège, et Hyacinthe, au lycée», précise Isabelle Bergeron.
Malgré tout, les trois sont unanimes : «L’école est mieux structurée au Québec».
Par exemple, les activités parascolaires ont cruellement manqué à Jeanne qui, maintenant de retour au Québec, mord à pleines dents dans le cheerleading. Clovis, pour sa part, constate qu’il a un peu de rattrapage à faire dans certaines matières.
«L’enseignement ne se fait pas comme au Québec, explique Isabelle Bergeron. Le titulaire enseigne tout; il n’y a pas de spécialistes. Les professeurs font donc de leur mieux. Et si l’un d’eux est malade, il n’y a pas de remplaçant. Hyacinthe et Clovis ont vécu cette situation et ont dû se passer de certains cours durant un mois.»
Bernard Brochu s’est quant à lui étonné de constater que les écoles étaient clôturées et barrées. «Les Français semblent avoir une phobie de la sécurité», dit-il. «On dirait des prisons», renchérit sa fille Jeanne.
Malgré tout, l’expérience en valait la chandelle. «On a vécu un moment familial unique», se réjouit Isabelle Bergeron. «On a été plongé dans un véritable bain culturel», ajoute Bernard Brochu.
Cela leur aura permis de porter un nouveau regard sur notre société et sur notre système d’éducation. «Il faut arrêter de se voir petit. Les autres pays gagneraient d’apprendre de nous. Bref, on peut être fier de notre système», conclut Isabelle Bergeron.
Conférence le 20 octobre
Le 20 octobre prochain, à compter de 20 h, la population est invitée à rencontrer la famille Brochu-Bergeron au Centre des arts populaires de Nicolet. À tour de rôle, les cinq membres de la famille raconteront leur expérience, le tout agrémenté de photos.
Une bonne partie de la soirée portera sur les nombreux sites touristiques visités. Une autre portion de la soirée servira à porter un regard sur le système d’éducation français en comparaison du système québécois.
Le tarif pour assister à la soirée est de 20$ pour une personne seule, 30$ pour un couple et 10$ pour un étudiant. Les enfants de moins de 16 ans sont admis gratuitement. Tous les profits seront directement versés au Centre des arts populaires.

