Jusqu’à présent, leurs démarches ont reçu l’appui écrit de deux groupes locaux : le Groupe de médecine de famille du Centre médical St-Léonard et la Pharmacie Uniprix. Dans une lettre déposée en juin dernier au conseil municipal, le groupe de médecine indique que «le sifflet du train plusieurs fois par jour est un irritant assez important durant notre journée de travail. Nous sommes d’avis qu’une demande officielle soit faite auprès du CN pour abolir le sifflet du train dans notre village».
Pour sa part, l’équipe de la pharmacie mentionne qu’«il est temps d’agir en nommant un responsable du dossier, de préciser un échéancier pour que les conditions soient exécutées et que ce dossier connaisse son dénouement».
Il faut préciser que pour des raisons de sécurité, tous les trains sont obligés de siffler à partir de 400 mètres avant un passage à niveau. Leur sifflet doit être actionné jusqu’à ce qu’ils occupent complètement le passage à niveau.
En 2004, une première tentative pour abolir le sifflet de locomotive à St-Léonard-d’Aston a été faite. À l’époque, la municipalité avait demandé au CN de produire une étude de faisabilité concernant l’abolition du sifflet de locomotive aux passages à niveaux de la rue Béliveau, du rang des Martin et du rang Bureau. L’étude a été déposée en juin 2005.
Dans le document alors remis aux élus, le CN mentionnait que pour être admissible à l’anti-sifflet, certaines modifications devaient être apportées par la municipalité.
Par exemple, dans le passage à niveau de la rue Béliveau, des signes d’intrusion avaient été notés. Pour y remédier et, ainsi, s’assurer d’éviter tout accident regrettable, le CN avait recommandé que des clôtures soient installées à certains endroits.
«Il est important que les citoyens soient conscients du danger et de l’illégalité de circuler sur une emprise ferroviaire. Ils doivent aussi comprendre que l’intrusion pourrait être l’élément qui empêche l’élimination du sifflet de locomotive au passage à niveau de la rue Béliveau. Le CN devra être assuré, avant son abolition, que le sifflet de locomotive n’est plus un élément de sécurité essentiel», avait fait savoir l’entreprise.
Depuis, les recommandations du CN sont restées pratiquement lettres mortes. C’est pourquoi les conjoints Pat Laplante et Hélène Bergeron reprennent la bataille. «On veut de la quiétude. C’est important», clament-ils.
Lors du dernier conseil municipal, St-Léonard-d’Aston a affirmé qu’elle voulait envoyer une lettre au député fédéral de Bas-Richelieu-Nicolet-Bécancour, Louis Plamondon, afin que ce dernier les appuie dans leurs démarches. Au bureau de M. Plamondon, on soutient ne pas l’avoir reçu, mais que l’on donnera sûrement un coup de main à la municipalité dans ce dossier.
Il faut préciser que M. Laplante est un promoteur immobilier qui souhaite construire 24 logements près de la rivière à St-Léonard-d’Aston, un projet de 3 M$. «La municipalité a un beau potentiel, mais on dirait que les élus ne le voient pas. Ils ne bougent pas! C’est décourageant pour un investisseur», soupire-t-il, énumérant au passage d’autres sources de frustrations, comme la lenteur de certains services, le zonage «illogique» de certains lots et la nonchalance de certains employés.
En attendant que soient réglés tous ces points, son projet est sur la glace.
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