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Gaz de schiste : « Opération vous n’entrerez pas chez nous »

Publié le 20 Avril 2012
Publié le 20 Avril 2012

Les compagnies gazières Talisman, Junex, Questerre, Gastem et bien d’autres détiennent déjà des permis d’exploration (claims) sur les terres agricoles dans toute la vallée du St-Laurent.

Sujets :
Gaz de Schiste , UPA , BAPE , Québec , La Vallée du St-Laurent , États-Unis

Le congrès national de l’UPA à Québec en décembre dernier a adopté une résolution disant que « Les producteurs ne permettront pas aux gazières de fractionner le schiste tant que les études d’impact commandées par le BAPE ne démontreront pas hors de tout doute qu’il n’y a aucun risque pour les terres et pour la nappe phréatique. » ( La Terre de chez nous, 13 décembre 2011).

Les propriétaires des terres agricoles sont de plus en plus préoccupés par une éventuelle exploitation des gaz de schiste, une exploitation qui pourrait amener la contamination possible des puits d’eau potable, « menaçant non seulement leur santé mais leur gagne-pain », disaient messieurs Jean-Luc Leclair, président régional de l’UPA Centre-du-Québec, et Pierre Lemieux, vice-président provincial dans une entrevue à la Presse (Forum du 13 octobre 2011).

Il y a effectivement beaucoup d’inquiétudes a propos du développement de cette industrie au Québec, vu la façon dont elle mène ses activités aux États-Unis et les conséquences qui ont été déjà observées là-bas : pollution de l’eau et de l’air, pollution par le bruit, trafic lourd très intense, détérioration des infrastructures, déversements occasionnels de quantités importantes de produits chimiques, fuites de gaz autour des puits, etc.

Des scientifiques réputés d’ici et d’ailleurs redoutent une migration à long terme du méthane vers les nappes d’eau et dans l’atmosphère (un gaz à effet de serre 20 fois plus dommageable que le CO2). Ils sont aussi préoccupés par la disposition des eaux usées contaminées de produits chimiques qu’on injecte à de grandes profondeurs dans le sol, comme c’est pratique courante aux États-Unis, et y voient un risque de migration vers les nappes d’eau.

Les membres des comités de vigilance préviennent que si nous ne bloquons pas collectivement ce méga projet, notre vallée du St-Laurent, notre garde-manger, se transformera, au détriment de l’agriculture, en véritable parc industriel avec les 20,000 puits (un puits par km carré) que l’industrie compte bien y établir dans les prochaines décennies, à raison de 150 à 600 nouveaux puits par année. La vocation première des terres agricoles risque de changer et de prendre un visage industriel, comme en Pennsylvanie.

Alors, une vaste campagne de blocage connue sous l’appellation « Opération vous n’entrerez pas chez-nous » et parrainée par le Regroupement Interrégional sur les Gaz de Schiste de la Vallée du St-Laurent fait actuellement boule de neige à la grandeur de la vallée du St-Laurent. Plus de 20 000 citoyens et producteurs agricoles y ont déjà participé.

Cette opération consiste à faire signer par les entreprises agricoles et propriétaires de lots et de boisés une lettre en trois exemplaires indiquant leurs numéros de lots et cadastre et signifiant aux gazières qu’ils n’acceptent pas que les compagnies de forage viennent s’installer chez-eux. En temps et lieux, une copie sera envoyée aux gazières et municipalités concernées. Une compilation finale sera aussi acheminée, en temps opportun, au comité directeur de l’Évaluation Environnementale Stratégique en cours afin de lui démontrer que l’industrie n’obtiendra jamais l’acceptabilité sociale qu’elle souhaite tant dans ce dossier.

Cette contribution citoyenne ne prend qu’environ 15 minutes mais aidera énormément la cause que défendent, depuis bientôt deux ans, les quelques 90 comités de vigilance qui se sont formés dans la vallée du St-Laurent.

Les comités de vigilance invitent donc les propriétaires de lots en accord avec cette campagne et désireux de poser un geste collectif à contacter leur comité local pour signer cette lettre. Le lien www.regroupementgazdeschiste.com les guidera vers un responsable de leur comité ou celui d’un comité près de chez eux. A défaut de pouvoir rejoindre un bénévole par l’Internet, on peut contacter une personne ressource dans sa MRC respective, voir la liste ci-dessous.

 

Marc St-Arnault, St-Célestin

Serge Fortier, Coordonnateur général et porte parole, Regroupement interrégional sur les gaz de schiste de la Vallée du St-Laurent (RIGSVSL)

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Gilles
    - 23 Avril 2012 à 19:34:38

    Petrolia Inc. pea.v (ile anticosti ) Entrevue avec Alexandre Gagnon Petrolia Inc. est une société d’exploration pétrolière et gazière solidement positionnée dans l’industrie québécoise des hydrocarbures en détenant 18% de tous les permis d’exploration au Québec www.decisionplus.com/video/interviews/Videos_Corporative.aspx?id=30

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  • Nom de l\'usager
    DUGENDRE MARC
    - 21 Avril 2012 à 01:39:04

    GAZ DE SCHISTE : AVRIL 2012 ou en sont les permis 2 jours avant les présidentielles ???? Bassin parisien : Nogent-sur-Seine - TOREADOR associé à HESS a vu son permis d’exploration du sous-sol nogentais validé par les ministères de l’Industrie et de l’Écologie La société française TOREADOR et l’Américain HESS vont reprendre leurs démarches en vue du lancement de forages d’exploration dans le Bassin parisien, notamment à Nogent-sur-Seine, dans le cadre d’un permis octroyé en juillet 2008. Le programme de recherche avait été gelé en avril dernier après l’annonce par le gouvernement de son intention d’annuler les permis d’exploration des sous-sols. La polémique autour de la technique dite de la fracturation hydraulique semblait avoir eu raison des velléités des pétroliers d’extraire le pétrole emprisonné en profondeur dans la roche. Pour autant, le gouvernement n’avait pas fermé la porte à des explorations avec des techniques conventionnelles du type de celles utilisées à Saint-Martin-de-BOSSENAY. La loi du 13 juillet 2011 est venue préciser la réglementation en la matière. Elle interdit la technique de la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste. Au début du mois, le ministère du Développement durable a annoncé l’abrogation des trois permis sur les soixante-quatre existants. « Pour les soixante et un autres permis en cours de validité, les détenteurs n’ont pas prévu de rechercher des gaz et huiles de schiste ou y ont renoncé pour se limiter à des gisements conventionnels. Tous ont pris l’engagement formel de ne pas recourir à la fracturation hydraulique », annonçait au début du mois les ministères concernés. Recherche de pétrole conventionnel TOREADOR conserve donc son permis d’exploration sur une zone de 266 km2 à cheval sur les départements de l’Aube et de la Seine-et-Marne. Pour faire valider ce permis, TOREADOR associé à l’Américain HESS a dû définir précisément le programme d’exploration. Outre des études géologiques des données existantes, l’analyse de roche ou encore la réalisation de mesures magnétiques aérienne, un programme de forage avec carottage est envisagé. Les études réalisées en 2010 et 2011, ont permis d’aboutir à l’identification de plusieurs « prospects ». « TOREADOR pourrait forer en 2012 un de ces prospects dans le but d’obtenir plus de connaissances de la colonne sédimentaire et ainsi évaluer le potentiel pétrolier de ces zones », indiquent les deux sociétés. TOREADOR prend soin de préciser que « toutes les activités de forage seront effectuées [...] en pleine conformité avec les dispositions relatives à la protection de l’eau et des milieux aquatiques ». Le rapport se conclut en affirmant que le programme de recherche n’inclut aucun recours à des forages suivis de fracturation hydraulique. « Il s’agit d’exploration de pétrole conventionnel (recherche et forage pétrolier classique), comme il se fait dans le Bassin parisien depuis cinquante ans », précise TOREADOR. RHONE ALPES : Il convient de noter qu’en Rhône alpes six demandes d’exploration ont été déposées et sont en cours d’instruction. Elles sont toute les six recevables ce qui a été confirmé par les services concernés. Elles visent l’Est et le Nord du département dans le massif alpin. Bien qu’il y a beaucoup obscurité et nébulosité autour de ces permis, ces demandes dites de, VALENCE, LYON ANNECY, BLYES, MONTFALCON, GEX SUD, EXTENSION MONTELIMAR, enveloppent la moitié du territoire isérois sur une superficie entre 3 000 et 6 000m². Pour être plus précis, actuellement nous pouvons dire que l’instruction locale se poursuit pour BLYES, GEX SUD et MONFALCON. Pour LYON ANNECY, VALENCE et EXTENSION MONTELIMAR, les dossiers sont au ministère pour décision finale. Le projet le plus avancé et qui est en phase finale de décision, est le permis “Lyon-Annecy”, porté par la société SCHUEPBACH ENERGY Il concerne le Nord-Isère avec une étendue sur le LAC LEMAN, LAC D’ANNECY et le LAC du BOURGET ainsi que de nombreuses zones de cours d’eau et aquifères. Pronostic très probable : LYON ANNECY sera retoqué. SCHUEPBACH n’ayant pas renoncé à la FRACK (dixit des gens très bien informés de l’administration centrale). Sur les six permis désignes ci dessus, seulement deux ont été pour l’instant considérés comme recevables par la Direction régionale de l’environnement, de l’emménagement et du logement (DREAL). Bien sûr, cette direction regarde uniquement la recevabilité des contenus des dossiers et n’émet que des avis. Et on voit bien qu’elle a de grandes difficultés à garder son indépendance. Il est à noter que les services de l’État doivent maintenant se prononcer à la fin du mois prochain sur ces dossiers et ils sont très embarrassés pour donner une réponse définitive : Les élections présidentielles ne sont elles pas bien proche ????? De plus, il faut également rajouter que le canton de Vaud s’inquiète notamment d’une demande de permis sollicitée récemment dans la Vallée d’Abondance, au-dessus de Thonon-les-Bains. La société suisse PETROSVIBRI qui a déjà étudié le sous-sol de NOVILLE, maintenant s’intéresse grandement au CHABLAIS Français. A partir de ces études et de ces perspectives on peut tout imaginer et craindre un lien ou une interconnexion sous le lac entre les deux sites. Mais, en France, les élections présidentielles sont là !!!!!! Le dossier brûlant du gaz de schiste va t-il s’inviter dans la campagne ? On croyait pourtant le problème réglé après l’interdiction de prospection par fracturation hydraulique voté en 2011. Seulement voilà, les sociétés minières américaines ne désarment pas car l’appât du gain est là, et tout le monde est bien conscient que le besoin énergétique de la planète va grandissant d’année en année, donnant ainsi l’excuse du développement croissant et incontournable des énergies. Alors, à deux mois du scrutin présidentiel, comment, si Monsieur HOLLANDE est élu va-t-il gérer ce dossier avec Mr MELANCHON. Quant aux élus d’EELV ne craignent ils pas un "cadeau en or, de Nicolas Sarkozy et de son ministre chargé de l’Industrie et de l’Énergie, Éric Besson, comme un cadeau d’adieu à leurs amis. Suivons tous ces dossiers pas à pas…….. Et attendons tous les détours, les rebondissements, les déviations et les contournements des lois dans les années futures que vont entreprendre les sociétés d’exploration et d’exploitation avant de nous réjouir sur la finalité de ce dossier extrêmement rentable pour ces entreprise qui pour la plupart sont étrangères et ne participeront pas par l’intermédiaire de leurs impôts au redressement de la dette Française. Cette énergie nécessaire mais très dévastatrice écologiquement nous apportera sans doute beaucoup d’inconvenant pour la population. La mobilisation en France des collectifs anti-gaz de schiste a conduit la classe politique à s’opposer à l’exploitation de ces hydrocarbures non conventionnels. Pas question donc pour les candidats interrogés de revenir sur la loi du 13 juillet 2011 qui interdit la fracturation hydraulique, seule technique de forage disponible aujourd’hui mais dont les conséquences sur l’environnement sont néfastes. Ce consensus cache des nuances : François Hollande envisage de renforcer la loi du 13 juillet, tandis que Jean-Luc Mélenchon se prononce pour l’abrogation des permis accordés. Nicolas Sarkozy précise que, "pour être autorisées, l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste doivent utiliser des techniques respectueuses de l’environnement", laissant ainsi la porte entrouverte. Cette position est cohérente avec le rapport d’une mission gouvernementale, publié le 22 mars, qui se déclare favorable, sous contrôle public, à des forages scientifiques utilisant la fracturation hydraulique. Objectif ? Ne pas gâcher les richesses du sous-sol français susceptibles de réduire la facture énergétique de l’Hexagone. Aujourd’hui, il convient de ne pas nous réjouir sous prétexte que trois permis ont été annulés. Suivons ce dossier avec persévérance, ardeur, mais avec beaucoup de sérénité. Car nous aurons incontestablement des rebondissements, des contournements et des interprétations des lois dans les années futures………Le gain……..L’appât du gain !!!!!!!! DUGENDRE Marc ARDECHE 07170 20.04.2012

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