Non, il n'est pas question ici de Coca-Cola ni de Walmart mais bien de l'Église catholique.
Mais un changement de cette nature, on parle ici de nommer un nouveau pape, peut-il être comparé à un changement de direction à la tête d'une firme multinationale?
Assurément.
Toute entreprise, ou institution, doit d'abord choisir ses dirigeants en fonction de l'environnement qui la confronte.
Quels sont les défis posés aujourd'hui au Vatican?
Ils sont nombreux.
L'Église doit d'abord se demander quelle direction, sur le plan géographique, doit-elle privilégier.
Les adeptes sont de plus en plus nombreux dans les pays en développement, Amérique Latine et Afrique et de plus en plus rares en Amérique et en Europe.
Elle y affronte cependant sur le terrain de la conversion des groupes, comme les Évangélistes ou même l'Islam, aussi sinon plus prosélyte qu'elle. Et le pouvoir reste encore entre les mains des cardinaux occidentaux ce qui n'arrange en rien les choses.
Ce problème de recherche de clientèle pèse sur l'avenir de l'Église mais les problèmes actuels pèsent encore plus sur la perception actuelle qu'on a de sa pertinence.
Ses positions, jugées rétrogrades, sur l'homosexualité, la contraception, sur la place des femmes dans l'Église lui font mal auprès de la frange jeune. Je passe rapidement sur les scandales à caractère sexuel qui affectent douloureusement le Vatican et vous aurez compris que le prochain pape aura beaucoup de pain sur la planche.
Amen!

