J’ai trouvé le questionnement fort pertinent puisque nous traversons une période caractérisée par un endettement atteignant des niveaux records chez les particuliers. De plus, le marché immobilier actuel tend à contraindre les acheteurs à payer le gros prix pour la maison de leurs rêves, ce qui augmente substantiellement le risque de surendettement.
Lors d’une de mes récentes lectures du livre «Investir et réussir en immobilier» de Martin Provencher (un investisseur immobilier très respecté à Trois-Rivières), je constate que ce dernier explique de façon détaillée le calcul utilisé par les institutions financières pour accorder un montant d’emprunt à l’achat d’une maison.
Pour évaluer le montant qu’elles peuvent vous accorder, les institutions financières se servent d’un ratio appelé «amortissement brut de la dette» (ABD).
• Selon ce ratio, vous ne devez pas consacrer plus de 32 % de vos revenus bruts familiaux au paiement de l’hypothèque, des taxes, du chauffage et de la moitié des frais de copropriété divise, s’il y a lieu.
• Un autre ratio, l’«amortissement total de la dette» (ATD), qui tient également compte du remboursement des dettes (prêts auto, cartes de crédit, etc.), est établi à 40 % des revenus bruts.
En clair, si vous gagnez 3000 $ bruts par mois, cela indique que vous pouvez accorder 960 $ par mois pour vos paiements hypothécaires, taxes foncières, chauffage et dépenses reliées à votre nouvelle maison.
Toutefois, l’interprétation de ces ratios est mitigée. Une décision d’emprunt reposant uniquement sur le respect de ces ratios augmente le risque de surendettement des ménages, qui empruntent trop souvent à tort le maximum permis par les institutions financières. Certains analystes et conseillers financiers recommandent de ne pas dépasser 35 % de vos revenus nets annuels pour établir le montant maximal que vous pouvez accorder à l’achat d’une maison.
Avant toute chose, il est primordial d’établir un budget personnel pour évaluer l’impact de l’achat d’une maison sur nos dépenses annuelles.
Il ne faut surtout pas que l’achat de la maison de vos rêves nuise à vos autres projets tels qu’avoir des enfants, faire des voyages et surtout que ceci change vos projets de retraite.
