Pour la première fois des séries, son équipe se retrouve au pied du mûr, à soixante minutes d’une élimination possible. Dans le vestiaire, ses coéquipiers gardent le moral. Pas question de baisser la tête ou de chercher des excuses.
«Nous avons joué seulement deux matchs de plus qu’eux et nous avons eu sept jours de congé avant de les affronter. La fatigue ne peut pas être considérée comme une excuse. En fait, nous ne devons pas avoir d’excuse, mais bien des solutions. Le match ne se jouera pas seulement sur les unités spéciales, le cinq contre cinq devra débloquer. La clé sera l’attitude. Ne pas baisser la tête s’ils marquent, ne pas s’asseoir si on prend les devants. Il faudra jouer 60 minutes de notre meilleur hockey», soulignait Pierre-Alexandre Vandall.
Si les Voltigeurs mènent cette série avec une confortable avance, c’est entre autres grâce au brio de Yannick Riendeau. L’attaquant produit à plein régime et ne semble pas vouloir baisser la cadence.
«Ce n’est pas Superman ! Il est un bon joueur, mais il n’est pas infaillible. Nous devrons mieux jouer défensivement ça c’est certain», de poursuivre le Pistolet.
Loin d’abandonner l’idée de gagner la Coupe du Président, le capitaine Simon Lacroix espère au moins que lui et ses coéquipiers n’auront pas de regret cet été advenant la défaite.
«Peu importe le pointage final, nous devrons pouvoir dire que nous avons tout donné. C’est une chance unique dans une vie. Bien des joueurs accrochent leurs patins sans avoir levé la Coupe. De devoir la gagner en moins de cinq ans rend l’honneur encore plus grand. Nous avons un très bon esprit d’équipe et nous désirons tous la victoire. Pas question de laisser filer pareil occasion.»
L’entraîneur Éric Veilleux refuse de dévoiler l’identité de son gardien de but partant pour le match de ce soir. Après deux matchs du tonnerre vendredi et samedi, Timo Pielmeier n’a pas connu ses meilleures soirées de travail mardi et mercredi. Questionné à ce sujet, le pilote a refusé de pointer du doigt son homme masqué.
«Il a offert une performance semblable à celle de ses coéquipiers. Tu gagnes ou tu perds en équipe. La seule chose qui me préoccupe en ce moment, ce sont les 20 joueurs qui seront en uniformes ce soir. Ils devront tout donner. On ne se fera pas de cachette, on se bât contre une machine de hockey. Ils nous ont donné deux belles leçons cette semaine. Nous espérons revenir à la maison pour offrir un bon spectacle. Disons que les deux défaites ont laissé un goût amer au Centre Bionest. Nous voulons revenir ici et montrer à nos partisans ce que nous pouvons faire», a-t-il conclu.
Rien d’impossible pour les Cataractes
«Un match à la fois» - Matthew Pistilli
Acculés au pied du mûr, les Cataractes aborderont le match de ce soir comme une rencontre de la Coupe Mémorial. «C’est la même chose. Nous devons remporter les trois prochains matchs. C’est l’équivalent des quarts de finale, de la demi-finale et la grande finale. Il n’y a rien d’impossible pour nous», imageait Matthew Pistilli.
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