«Étant donné que j’ai occupé le poste de directeur général de la MRC de Nicolet-Yamaska et celui de responsable administratif du CLD pour la MRC, j’ai la prétention de dire que je connais tous les partenaires importants et toutes les problématiques présentes sur le territoire, a débuté M. Martel. Je suis donc très bien préparé.»
L’agriculture, la famille, la santé et l’éducation sont au cœur de ses préoccupations. Au sein de son parti, le candidat veut favoriser le transfert intergénérationnel des exploitations agricoles afin d’assurer la relève en agriculture. Pour ce faire, la CAQ propose une réduction d’impôts de 750 000$ sur le gain en capital lorsqu’un agriculteur vend sa propriété à son enfant. «L’agriculture, c’est la richesse la plus importante du territoire. J’entends très bien les inquiétudes des agriculteurs en milieu familial qui ont de la difficulté à suivre la cadence.»
Sur le plan familial, M. Martel a rappelé que la CAQ s’engage à offrir un allègrement fiscal de 1 000$ aux familles québécoises. «On veut leur apporter tout le soutien nécessaire», a-t-il ajouté. Il a ensuite été question d’un des dossiers chauds dans la province : celui de la pénurie des médecins de famille. À ce sujet, le candidat a une fois de plus fait mention des promesses faites par son chef, François Legault. Ce dernier assure qu’il fera en sorte que chaque citoyen soit assigné à un médecin et que le temps d’attente dans les hôpitaux soit réduit de façon considérable.
En ce qui concerne l’éducation, Donald Martel a affirmé que son parti mènera une importante bataille contre le décrochage scolaire, sans toutefois indiquer précisément quels gestes seront posés afin d’obtenir le résultat souhaité. Il a également tenu à préciser que son parti n’est pas «l’ennemi» du monde de l’éducation, mais qu’il est plutôt son ami. «Je crois que nos premières résolutions ont fait peur, mais je souhaite que les enseignants voient la Coalition comme un allié et un ami, et non comme un ennemi.»
Enjeux locaux
M. Martel a aussi pris position sur quelques-uns des enjeux locaux qui touchent les citoyens du comté. Inévitablement, l’avenir de la centrale nucléaire Gentilly-2 a fait l’objet de discussions. Pour sa part, le candidat se dit en faveur de la réfection, pour autant que la sécurité environnementale soit assurée et que la rentabilité de cette opération soit démontrée. «On pense qu’il y a d’autres façons de produire de l’énergie qu’en utilisant le nucléaire, a déclaré M. Martel. Mais là, la situation est différente parce que la centrale existe déjà et que ça représente beaucoup d’emplois.»
Parmi ses priorités locales, on retrouve également le développement du parc industriel de Bécancour. Pour ce faire, il compte être à l’écoute des entreprises déjà en place afin de mieux cibler leurs besoins. Il ajoute à cela que son parti s’engage à investir 2 milliards de dollars par année pour l’expansion et la restauration des industries québécoises. «Toutes les commodités sont là, à Bécancour, et on a un des parcs les mieux équipés au Canada. J’ai envie de mettre toutes mes énergies dans ce projet-là.» Finalement, M. Martel a réitéré son désir d’un moratoire complet sur l’exploitation des gaz de schiste.

