«C'est rendu de la mauvaise foi», lance-t-il d'entrée de jeu lorsqu'invité à commenter la situation. «Nous sommes le seul parti à l'Assemblée nationale à ne pas être représenté aux débats des chefs. Vous savez, ce n'est pas un caprice, nous demandons simplement de faire respecter la loi électorale», poursuit-il du même souffle.
«L'influence des médias est importante. Le débat des chefs est un instrument qui peut lancer ou carrément stopper une campagne. C'est vraiment inacceptable», confie M. Aussant.
Le principal intéressé affirme qu'on lui a expliqué que les émissions présentant les débats des chefs étaient des émissions d'affaires publiques et que les télédiffuseurs n'avaient donc pas l'obligation d'inclure tous les partis dans les discussions. «Ils (les télédiffuseurs) doivent se raviser. C'est insensé. Tous les partis doivent avoir la chance de se faire valoir. J'espère que les médias seront assez démocratiques pour nous inclure», ajoute celui qui est aussi député sortant de Nicolet-Yamaska.
Y croit-il vraiment ?
«C'est difficile à dire. Ce n'est pas moi qui décide, ce sont les salles de presse. On verra. Mais le plus dommage, c'est que nous, chez Option Nationale, nous disons des choses différentes des autres partis et elles mériteraient tout autant d'être entendues», conclut-il.
En attendant un appel à participer aux débats qui pourrait bien se faire attendre, Jean-Martin Aussant assure que les choses n'en resteront pas là. «On examine les recours», s'est-il contenté de dire, en soutenant que le directeur général des élections devait se lever et bouger.
La «Aussantmobile» est arrivée
Sur une note plus légère, Option Nationale a reçu son véhicule de campagne, plus modeste que celui des autres partis, mais qui reflète bien la mentalité de la formation politique selon son chef. «Nous sommes un jeune parti et c'est essentiellement une question d'argent d'avoir une voiture au lieu d'un autobus, même si au final, c'est plus économique et écologique» a mentionné M. Aussant, sourire aux lèvres, avant de terminer d'une pointe à ses adversaires : «Nous, nous n'organisons pas de brunch avec des entreprises pour financer notre parti…».

