«On pense qu’un nombre croissant de jeunes commence à fumer avec des cigarettes de contrebande. Leur bas prix et le fait qu’elles soient facilement accessibles ont fait en sorte que le problème de tabagisme chez les jeunes est devenu un enjeu majeur», souligne le porte-parole, Michel Gadbois.
À son avis, la contrebande rend le tabac plus attirant que jamais auprès des jeunes. «Quand un paquet se vend moins cher qu’un paquet de gomme, comme c’est le cas actuellement, il en résulte une augmentation inévitable de la demande chez les jeunes», croit-il.
Il appuie ses propos en détaillant une étude sur la contrebande de tabac chez les jeunes réalisée en 2007 : «Près de 6000 mégots de cigarettes ont été amassés dans des espaces regroupant des fumeurs dans des endroits publics autour d’une cinquantaine d’écoles secondaires au Québec. La collecte a été effectuée après les heures de classe. Les mégots ont été classés dans les catégories suivantes : légal, illicite, inconnu. Au Québec, 35% des mégots étaient illégaux.»
Monsieur Gadbois ajoute que grâce à l’efficacité du crime organisé, les produits du tabac sont plus abordables que jamais, vendus sans contrôle et disponibles partout, y compris dans les cours d’école. «Les peines judiciaires encourues pour des activités de contrebande sont minimes pour les mineurs. C’est donc tentant pour eux de faire du trafic illégal.»
Selon lui, les cigarettes de contrebande sont désormais si accessibles qu’un seul constat s’impose : «la lutte au tabagisme chez les jeunes, menée par nos gouvernements, est un échec». (MEV)
Du tabac illégal dans nos écoles?
Le prix élevé des cigarettes, en raison des taxes imposées par les gouvernements, aurait des répercussions dans nos écoles, estime l’Association canadienne des dépanneurs en alimentation.
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