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Des agriculteurs dénoncent l'attitude de l'UPA face au gaz de schiste

Publié le 1 Décembre 2010
Publié le 30 Novembre 2010

Les agriculteurs s'unissent contre les gaz de schiste

Une coalition d’agriculteurs voit le jour et se donne comme mission de défendre le garde-manger des Québécois, qui selon eux, est menacé de pillage par les profiteurs de l’industrie gazière et leurs alliés.

Sujets :
UPA

 

Le regroupement, dont un agriculteur de St-Pierre-les-Becquets fait partie, Philippe Gingras des Jardins Marie-Victorin, se nomme la «Coalition Agriculteurs unis contre les gaz de schiste».

«Le pouvoir de se  nourrir est perdu si on est privés de l’usage d’une partie de nos terres par les compagnies gazières; si l’eau devient impropre à la consommation; si l'eau est manquante pour irriguer nos cultures et abreuver les animaux; si nos sols sont pollués et compactés; si la qualité de nos produits est compromise; si ceux qui sont censés veiller à nos intérêts ne prennent pas au sérieux les risques posés par l’industrie gazière en milieu agricole», dit la coalition dans un communiqué de presse. «On veut garder au Québec le pouvoir de se nourrir en cultivant nos terres. On ne veut rien savoir de l’argent des gazières, celui-ci ne pourra jamais effacer l’affront fait à l’agriculture.»

D'ailleurs, ces derniers ont profité du Congrès de l’UPA pour dénoncer le manque flagrant de vision agricole de l’organisation syndicale dans son maigre mémoire, livré au BAPE sur les gaz de schiste. «Les mots: richesse, bénéfices économiques, compensations adéquates, entente cadre, indemnisations, y sont évoqués plus souvent qu’autrement.  Les agriculteurs sont devenus, dans ce mémoire, des propriétaires fonciers destinés […à être indemnisés pour les inconvénients subis.]», croit-elle.

«Le devoir de protéger le territoire et les activités agricoles, l’eau, le sol, notre qualité de vie face à l’invasion incontrôlée et imprévisible de l’industrie gazière sur les meilleures terres agricoles du Québec, est relégué au second plan par l’UPA, aujourd’hui, pourquoi ?», se questionne-t-elle.

«Pire, l’UPA s’affaire présentement à conclure un pacte avec l’Association  pétrolière et gazière du Québec (APGQ). Cette proximité entre l’UPA et les vendeurs de gaz est inacceptable alors qu’on ne dispose au Québec d’aucune étude d’impact indépendante sur les conséquences environnementales, agricoles et sociales, de l’industrie des gaz de schiste chez-nous», dénonce la coalition.

Finalement, le regroupement contre les gaz de schistes se question sur l'expertise que possède l’UPA « pour jouer allègrement notre gagne-pain auprès des gazières en échange de compensations.»

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Madeleine
    - 7 Décembre 2010 à 12:46:00

    J'habite à Montréal, mais je seconde les efforts de cette coalition. Nous, les citadins, dépendons du travail de nos agriculteurs. Les terres perdues le sont pour toujours (ou presque). Et les terres permettant de produire des produits biologiques sont encore plus précieuses! La rive sud du St-Laurent, c'est une partie importante de notre garde-manger. On ne peut pas se permettre d'en diminuer la capacité de produire.

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  • Nom de l\'usager
    Pierre
    - 1 Décembre 2010 à 21:22:50

    Il faut s'attendre à une forte remonté mondiale du prix des légumes car la surface occupée par les gazières réduira la production sur le marché, les peuples québécois va payer la note. Les espaces urbain seront aussi affecté par des équipements bruyant comme des compresseurs. Ma santé, mon air et mon eau m'appartiennent, si des industries viennent polluer mon environnement pour que eux seulement en plus s'enrichissent et bien jamais les gens concernés vont accepter cela. Lors de la nationalisation de l'électricité et bien le gaz et le pétrole étaient inclus dans le contrat citoyen, nous assistons au vol de centaines de milliards de $$$ de nos richesses en ce moment. Bien des gens du peuple québécois dorme au gaz, réveillez-vous, il ne restera plus aucune richesses pour les générations suivante, une vie de misère les attends.

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  • Nom de l\'usager
    Pierre
    - 1 Décembre 2010 à 21:21:18

    Il faut s'attendre à une forte remonté mondiale du prix des légumes car la surface occupée par les gazières réduira la production sur le marché, les peuples québécois va payer la note. Les espaces urbain seront aussi affecté par des équipements bruyant comme des compresseurs. Ma santé, mon air et mon eau m'appartiennent, si des industries viennent polluer mon environnement pour que eux seulement en plus s'enrichissent et bien jamais les gens concernés vont accepter cela. Lors de la nationalisation de l'électricité et bien le gaz et le pétrole étaient inclus dans le contrat citoyen, nous assistons au vol de centaines de milliards de $$$ de nos richesses en ce moment. Bien des gens du peuple québécois dorme au gaz, réveillez-vous, il ne restera plus aucune richesses pour les générations suivante, une vie de misère les attends.

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  • Nom de l\'usager
    Anny Schneider
    - 1 Décembre 2010 à 16:49:45

    Bravo les gars! Au moins il reste quelques agriculteurs dignes de ce nom conscients des liens entre les règnes et les éléments de la nature, intereliés pour nourrir adéquatement les êtres humains et les bêtes aussi! Déjà la monoculture c'est pas fort , mais si en plus des promoteurs qui s'étendent largement en Montérégie ouest, les agriculteurs cèdent leurs terres aux gazières et en profitent de la loi sur l'eau gratis, beaucoup trop permissive, tous les habitants en subiront les conséquences vont pâtir dans moins d'une génération. C'est bien parti pour que nos enfants et les leurs nous maudissent pour nos choix à courte vue. Réfléchissez et ne bradez pas à vil prix, une terre digne de respect!

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