Pour Christian Simard, directeur général de Nature Québec, « L’annonce, dimanche, de la ministre Normandeau n’est ni plus ni moins qu’un détournement de procédures, où l’on réduit le BAPE à un rôle de consultant tout en permettant, parallèlement, à l’industrie de se développer à vitesse grand V, et ce, dans un grand vide social et règlementaire ».
Selon eux, en limitant le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) à des audiences isolées, dans trois régions, sans possibilité d’enquêter sur la pertinence économique, sociale et environnementale de cette nouvelle filière, le gouvernement discrédite l’ensemble de sa procédure d’évaluation environnementale et les principes de sa Loi sur le développement durable. « C’est une tendance lourde, car, l’an passé, à pareille date, le même gouvernement annonçait la tenue d’une consultation internet sur le développement des hydrocarbures dans le Saint-Laurent, devant éventuellement aboutir à la levée du moratoire. Sous la pompeuse appellation d’Évaluation environnementale stratégique, cette consultation saccage au passage toutes les règles de l’art en matière d’évaluation et d’examen public des impacts sur l’environnement», affirme Michel Bélanger, président de Nature Québec.