Le tout a pris la forme d'un cocktail dînatoire qui s'est tenu dans l'édifice voisin du Centre universitaire. À cette occasion, des personnalités du monde de l'industrie, des affaires, de l'éducation et de la politique dont le député de Drummond à l'Assemblée nationale, Yves-François Blanchet, et le maire de Bécancour et président de la Conférence régionale des élus du Centre-du-Québec (CRÉCQ), Maurice Richard, ont répondu à l'invitation du recteur Ghislain Bourque et de ses acolytes.
Parmi ces derniers, mentionnons le vice-recteur aux études de premier cycle et au soutien académique, André Paradis, et la directrice de la formation continue et des Centres hors campus de l'UQTR, Diane Paradis.
Ce 40e anniversaire arrive incidemment au moment où le milieu semble vouloir se positionner sur le renforcement de la présence universitaire sur notre territoire.
Rappelons que le député Yves-François Blanchet a bâti une partie de sa plateforme électorale en se faisant l'apôtre de l'implantation éventuelle d'un campus universitaire complet, à temps plein et de jour à Drummondville, tout en préconisant en attendant le développement d'une spécialisation, une forme de génie industriel à caractère environnemental.
De son côté, la CRÉCQ a mis sur pied il y a quelques mois à peine un comité régional de travail ayant pour mandat de réaliser une étude sur le déploiement des services universitaires au Centre-du-Québec.
Dans un bref discours aux invités, le recteur Bourque n'a pas caché être au parfum de certaines attentes de la région quant à une accentuation de la présence universitaire sur le territoire.
Ghislain Bourque n'a pas fermé la porte à quoi que ce soit à l'intérieur du mandat de l'UQTR, d'autant plus qu'il est le premier à affirmer que les rapports avec les décideurs du milieu dont la CRÉCQ sont très cordiaux.
En ce quarantième anniversaire, le recteur a néanmoins rappelé la progression des services offerts l'UQTR à travers le Centre-du-Québec au point où le concept d'une grande région universitaire gagne des adeptes.
M. Bourque s'est dit conscient qu'une université ne peut produire à elle seule la richesse collective d'une région, mais qu'elle peut y contribuer grandement en tant que vecteur.
Dans ce sens, il affirme que l'UQTR sera à l'écoute, si on cogne à sa porte, lorsque le comité régional de travail mis sur pied par la CRÉCQ aura fait connaître les fruits de son étude.
Prenant la parole à son tour, le président de la CRÉCQ n'a pas eu de misère à admettre que beaucoup a été fait par l'UQTR, particulièrement ces dernières années, pour être davantage à l'écoute des besoins de la région centricoise.
Il a salué du même souffle l'ouverture de l'actuel recteur et son orientation en faveur de l'université hors campus.
Maurice Richard affirme cependant que la région aura des demandes à formuler une fois que le rapport du comité aura franchi toutes les étapes.
