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L’adoption de loi 21 modifie les règles de la mise en marché des produits agricoles

agriculture

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Éric Gourde
Publié le 26 Novembre 2011
Publié le 25 Novembre 2011
Éric Gourde  RSS Feed
Sujets :
Régie des marchés agricoles , Gouvernement du Québec , Pêcheries , Abitibi-Témiscamingue , Abitibi-Est , Québec

Le Gouvernement du Québec vient d’annoncer l’adoption du projet de loi no 21 sur la mise en marché des produits agricoles. Concrètement, l'adoption de ce projet de loi rend l'ensemble du dispositif d'application de la Loi et de ses règlements plus clair, selon le gouvernement, notamment en permettant à la Régie d'imposer des pénalités financières.

« Les modifications apportées à la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche viennent valider les moyens d'intervention dont nous disposons pour la faire respecter. Cela nous permet également de rétablir un environnement d'affaires stable juridiquement en confirmant la compétence de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec » insiste le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, ministre responsable des régions de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec et député d'Abitibi-Est, M. Pierre Corbeil.

Aussi, quatre des articles de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche ont été modifiés. Ces modifications permettront d'appliquer le même traitement à tout type de convention, qu'il soit ou non le résultat d'une négociation entre les parties, puis d'accorder à la Régie le pouvoir de décider de l'exigibilité d'une somme d'argent prévue pour assurer le respect de l'application d'un plan, d'un règlement ou de tout type de convention. Ces modifications permettront également à la Régie d'ordonner le paiement de ces sommes. De plus, la Régie pourra, à la demande de l'un des intéressés, imposer une pénalité dans une convention qu'elle décrète.

En outre, le projet de loi no 21 valide les clauses de pénalités financières, ainsi que les ordonnances rendues par la Régie, à l'exception de celles qui font l'objet d'une cause pendante le 23 décembre 2010. Il vient préciser certains critères sur lesquels la Régie devra se baser pour fixer des pénalités. Ces balises sont notamment le volume, la masse, la quantité ou la valeur du produit mis en marché ou la superficie cultivée ou exploitée.

Un affront déplorable et abusif

La nouvelle sera assurément bien reçue par les adeptes des canaux uniques tels que le sirop d’érable, mais plus froidement par ceux qui contestent ces types de gestion. Un jugement de la Cour d’appel rendu à l’automne 2010 dans l’affaire Bourgoin et les recommandations du Barreau du Québec en commission parlementaire questionnaient cette façon de faire. Me Hans Mercier, qui représente plusieurs producteurs et acheteurs de l’industrie acéricole au Québec, estime que les lobbys de l’Union des producteurs agricoles du Québec (UPA) et de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec auront eu raison et forcé le gouvernement à peser sur l’accélérateur. Il juge l’attitude du Gouvernement du Québec rétrograde et abusive devant des jugements rendus par d’autres tribunaux au pays. Me Hans Mercier estime maintenant qu’il doit y avoir une contestation judiciaire qui viendra attaquer le monopole de l’UPA qui n’est plus conforme aux réalités d’aujourd’hui. « Les agriculteurs se font imposer une vision de l’agriculture et des mesures protectionnistes qui rendront difficile l’émergence d’une relève en agriculture. »estime Me Mercier. À son avis, une telle façon d’agir contribue aussi à hausser le cynisme et la méfiance envers les décideurs, en plus d’altérer la confiance de la population envers le système de justice.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    R. Dugas
    - 30 Novembre 2011 à 16:05:36

    Madame Fortin-Marois, vous parlez plusieurs fois dans votre commentaire d’abus de toute sorte, perpétrés tantôt par la Fédération des producteurs acéricoles, tantôt par la Régie des marchés agricoles, tantôt par l’UPA. Il ne devrait donc pas être difficile de donner des exemples, cela étant. Auriez-vous alors l’amabilité d’énumérer au moins cinq cas d’abus flagrants tout en donnant des références précises qu’on puisse en prendre connaissance plus amplement. Ce serait gentil de votre part. Vous citez également un procureur de la Régie des marchés agricoles qui aurait affirmé que celle-ci, « par sa clause privative, n'a pas besoin de preuve pour condamner ». Auriez-vous l’amabilité, là aussi, de donner les références exactes de l’affaire en question devant la Cour supérieure. J’aimerais bien m’y référer. En effet, j’ai eu beau chercher sur le site Web http://www.jugements.qc.ca, je ne la trouve pas, pas même dans l’affaire Bourgoin. Je vous remercie de m’aider à voir plus clair dans ce débat.

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  • Nom de l\'usager
    ghislaine fortin marois
    - 27 Novembre 2011 à 11:48:49

    Pendant de très nombreuses années, la Fédération des producteurs acéricoles a commis d'innombrables abus de pouvoir et de droit à l'encontre de ses propres membres. Il faut dire que l'UPA a régulièrement pavé la voie..... Que l'on songe au vol de la présidence de la Fédération acéricole en 2000, aucun vote des producteurs depuis 1990 seulement par des délégués et/ou administrateurs, à l'encontre direct de la loi M35, etc. On met aussi la table à toutes sortes d'abus lorsque le tribunal administratif chargé de surveiller la bonne marche du plan conjoint fait la sourde oreille aux innombrables plaintes, demandes d'intervention, demandes de référendum . Songeions à tous les abus vécus par des centaines de producteurs acéricole pour ne pas dire des milliers avec la complicité scandaleuse de la Régie des marchés agricoles. Comme l'a si bien dit un procureur de la régie des marchés agricoles à la Cour supérieure: "La régie, par sa clause privative, n'a pas besoin de preuve pour condamner!!!!!!!!!".........Belle mentalité, belle démocratie. La loi 21 vient colmater quoi au juste? Elle vient surtout donner une bénédiction inconditionnelle aux manières de faire abusives de ce syndicat acéricole et de l'UPA dans son ensemble depuis des décennies. Quelle moralité, quelle justice pour tous ceux qui ont été pris à partie par leur syndicat sur simples allégations, sans aucune preuve, syndicat qui a exigé des sommes énormes pour de prétendus "dommages-liquidés" une invention de procureurs peu scrupuleux pour ne pas dire plus. Nous vivons dans une triste démocratie et nous en avons encore un exemple criant. La primauté du droit? Baliverne au Québec. Le Barreau du Québec est intervenu et a limité les pots cassés.....mais il reste que beaucoup de gens se sentent floués de constater qu'un monopole comme l'UPA s'en tire à si bon compte pour tous les abus commis depuis d'innombrables années.

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  • Nom de l\'usager
    R. Dugas
    - 27 Novembre 2011 à 11:48:42

    Me semble, oui, que Hans Mercier a à coeur l'intérêt des agriculteurs... Dans Le soleil du 7 septembre dernier, il déclarait à propos d'un nouveau syndicat prétendument de producteurs agricoles "qu'on est le syndicat antisyndicats". C'est assez clair sur les véritables intentions de M. Mercier et de ses amis! Lui et ses quelques rares clients n'ont de motivation que l'argent qu'ils se mettent dans les poches. Ce sont des partisans du néolibéralisme, des hauts-plus-forts-la-poche qui souhaitent le retour de la loi de la jungle en agriculture et la fin de l'action collective. La vérité, c'est que depuis que la Fédération des producteurs acéricoles du Québec à mis en place un plan conjoint dans le sirop d'érable, les gros acheteurs qu'ils représentent ne peuvent plus dicter leurs lois et exploiter les producteurs. C'est plate pour eux-autres, hein? En fait, la production de sirop d'érable québécoise n'a jamais été en aussi bonne santé financière que maintenant pour le bénéfice de milliers d'acériculteurs, grâce justement à ce plan conjoint qui redistribue la richesse au plus grand nombre, et ce, pour le plus grand bien des régions productrices, comme la Côte-du-Sud notamment. Évidemment, ceux qui tiraient toujours la couverte du même bord auparavant n'aiment pas que l'équité ait retrouvé ses droits; c'est ben moins payant que l'exploitation! C'est pourquoi, à défaut de faire régner leurs propres lois, ils s'en prennent à celle qui les empêche maintenant de le faire... Ce n'est pas la justice qu'ils réclament mais le retour à l'injustice. Wake up! Faut pas prendre les cultivateurs pour des nonos!

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