« Au début, les besoins étaient estimés à 650M$. Et même si un montant de seulement 630M$ a été consenti, nous avons tout de même salué le geste et reconnu les efforts du gouvernement ainsi que sa reconnaissance des retombées économiques engendrées par l'agriculture. Or, maintenant, on apprend que des mesures d'efficacité réduiront la somme à 550M$. Aujourd'hui, ce qu'on dit, c'est que la Financière va trop loin», soutient Jean-Luc Leclair, président régional de l'UPA.
Moins d'impacts au Centre-du-Québec qu'en MauricieCependant, les impacts de la compression supplémentaire à l'ASRA pourraient être moins grands au Centre-du-Québec que chez nos voisins de la Rive-Nord. C'est que dans la région, la production laitière est plus importante et les producteurs sont donc protégés par les quotas établis. Conséquemment, moins de producteurs agricoles sont assurés sous le programme de l'ASRA (Programme d'assurance stabilisation des revenus agricoles).
Or, selon l'UPA, les conséquences seront désastreuses pour les producteurs agricoles assurés sous ce programme si la Financière agricole maintient sa décision. « Des milliers de fermes de toutes tailles, même les plus performantes, éloignées comme limitrophes, en paieront le prix à court ou à moyen terme, selon leurs réserves financières. C'est l'avenir qui est en jeu. Dans les régions rurales, six emplois dépendent de chaque ferme », a déclaré Christian Lacasse, président général de l’UPA. À son avis, ce que la Financière fait, c'est sacrifier des milliers de fermes pour finalement se retrouver avec des surplus, car elle n'aura pas utilisé l'argent disponible dans l'enveloppe.
Une commission parlementaire pour clarifier la directive du ministèreQuestion de clarifier les objectifs fondamentaux de l’annonce de l’automne dernier et d'ajuster le tir, l'UPA demande une nouvelle intervention ministérielle. En ce sens, l'UPA a procédé à la mise en circulation parmi ses membres d'une pétition pour la tenue d'une commission parlementaire.
«La décision de La Financière va à l’encontre de la demande du ministre Béchard au regard des échanges avec l’UPA et de la flexibilité recherchée à l’intérieur de l’enveloppe budgétaire globale», selon Jean-Luc Leclair, président régional. «Et la décision de La Financière est d’autant plus difficile à accepter qu’elle avait en main des expertises solides et indépendantes démontrant que les mesures, spécifiquement celles destinées à l’ASRA, allaient beaucoup plus loin que les préoccupations du gouvernement du Québec. »
