Personnalisez votre journal

  • Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • Commenter (0)

Epsilia : leader en agro-traçabilité

Epsilia : leader en agro-traçabilité

Epsilia : leader en agro-traçabilité

Marie-Ève Bourgoing-Alarie
Publié le 19 Janvier 2010
Publié le 27 Janvier 2010
Marie-Ève Bourgoing-Alarie  RSS Feed

L’entreprise trifluvienne Epsilia fait de l’innovation sa priorité. Elle s’avère d’ailleurs être un leader mondial en matière d’agro-traçabilité complète, cette technologie suscitant l’envie notamment au Japon, au Venezuela, au Chili, aux États-Unis, en Europe…

Si Epsilia s’est fait connaître à travers le monde, c’est surtout grâce à la technologie que l’entreprise a implantée à l’abattoir Levinoff-Colbex de St-Cyrille-de-Wendover où l’on retrouve le système d’agro-traçabilité le plus complet sur la planète. «Avant, quand un rappel sur la viande était imposé, on était obligé de ramener un lot au complet. Les impacts étaient plus importants. Maintenant, on peut savoir exactement de quel animal provient le problème et rappeler uniquement les parties de cet animal», assure Alain Lemieux, président d’Epsilia.

Ce procédé permet ainsi de recueillir toute les informations sur la bête problématique en l’espace de quatre heures, mais également de garantir une meilleure sécurité alimentaire aux distributeurs et à la population. «Quand ça sort dans le marché, c’est le MAPAQ qui s’en mêle et ça fesse fort. Tu perds le contrôle de tout, vu que ce sont des gens externes qui sont en contrôle. J’ai des clients qui ont eu à subir un rappel et parce qu’ils avaient le système d’informations, ils ont pu contrôler le contrôler dans leur propre usine», raconte M. Lemieux.

Des normes toujours plus exigeantes

La troupe de M. Lemieux a commencé à travailler sur la traçabilité au début des années 2000. Depuis, les normes ont augmenté et aujourd’hui, l’agro-traçabilité est une part intégrante du processus de contrôle de qualité d’un produit. À l’international, la traçabilité alimentaire n’est pas encore obligatoire, mais plusieurs pays prennent de l’avance sur les règlementations en consultant Epsilia. «Le Japon a décidé d’importer notre technologie chez eux. La France, les États-Unis et l’Ouest canadien sont aussi intéressés. On entamera d’ailleurs bientôt une mission commerciale avec le Chili», souligne le président. Cette technologie compte déjà des adeptes majeurs. À ce sujet, un mémoire du Bureau de normalisation du Québec portant sur les enjeux de la sécurité alimentaire dans la province garantit qu’«il y a plus d’avantages que d’inconvénients à progresser vers une approche et un cadre réglementaire global en matière de traçabilité, même si le système québécois est différent de celui qui est en vigueur ailleurs au Canada. L’approche du Québec pour la traçabilité doit donc continuer à s’étendre.»

Crise économique? Connaît pas.

Si la récession économique qu’a connue le Canada en 2009 a affecté de nombreuses entreprises, elle n’a pas nui aux 30 employés d’Epsilia, au contraire. «La crise ne nous désavantage pas, puisqu’on amène une valeur ajoutée. Lorsque les gens vivent des crises, la meilleure façon de passer à travers, c’est d’amener de la valeur ajoutée sur ton produit», affirme M. Lemieux. «Ça permet, entre autres, de te démarquer à l’international et grâce à l’agro-traçabilité, on peut prouver son origine. Parce que si tu te bats seulement pour le prix, à un moment donné, c’est le prix qui gagne, mais il y en a qui sont prêts à payer plus cher. Le Japon est prêt à ça car la qualité du produit est plus importante. Notre argument tient majoritairement en cette phrase: avez-vous évalué les impacts d’une non-traçabilité», explique-t-il en ajoutant que de plus en plus de retombées économiques se remarquent.

Le consommateur au courant

La traçabilité complète est de plus en plus présente sur les étiquettes des emballages dans les supermarchés. Il sera même davantage possible d’aller sur un site Internet pour avoir accès à toute l’information concernant le morceau de viande et vérifier son origine, etc. simplement grâce au numéro de l’étiquette. «Les normes ne l’imposent pas, mais on a de nombreux clients qui décident, de façon stratégique, de mettre de l’avant ces technologies-là en fonction du marché», confirme le président d’Epsilia. En affichant ces informations, ils peuvent ainsi tenter de favoriser l’achat local, mais principalement, sécuriser le consommateur.

Écrire un commentaire

Écrire un commentaire

Ce formulaire ne sert pas à envoyer l’article à un ami. Svp, utilisez le lien «Envoyer à un ami» en haut de la page pour ce faire.

Le Courrier Sud n'est pas responsable des commentaires ci-dessous. Veuillez par contre, rester poli et respecter le sujet de la discussion. Si vous êtes membre, connectez-vous.

(Nous gardons les courriels privés)
Accord

Nous prions les internautes de rester polis. Il est interdit de soumettre du contenu discriminatoire, insultant ou inapproprié, qui pourrait être retiré du site à notre discrétion. Nous ne sommes pas responsables des opinions ou du contenu soumis par les internautes. L'utilisation de ce site ainsi que la propriété du contenu qui est soumis sont régies par nos Conditions générales d'utilisation et le Politique de confidentialité.

Les organismes membres doivent promouvoir des activités légales et à but non-lucratif. Tout organisme faisant la promotion d'activités illégales ou de services / produits commerciaux sera retirée du site.

J'accepte ces conditions.

Publicité

loading...

Infolettre

Inscrivez votre courriel et recevez nos nouvelles dès leur parution !

Inscription aux nouvelles en direct

Publicité